NOUVELLES D'UNE MER ET DE PEUPLES INCONNUS
d'aller avec eux à la mer du Ouest, où les Sauvages allèrent en guerre au nombre d'environ cent hommes contre une nation, dont les hommes n'ont environ que 3 pieds 1/2 à 4 pieds de haut et fort trapus. Le sieur Jérémye en a vu deux à la baye d'Hudson, que ces Sauvages y Ont amenés, lesquels ils avoient pris au bord de la mer, qui ressemblent à d'autres Sauvages, à l'exception qu'ils ont les cheveux crépus, Ces Sauvages leur ont aussi rapporté qu'il y avoit des villes ct des bourgades fortifiées; que les hommes alloient à cheval et les femmes en croupe; que ces hommes sont blancs et barbus. Les mesmes Sauvages rapportent avoir vu des navires, qu'ils ont tiré du canon, ct si ledit de Noyon avoit voulu faire ce voyage, les Sauvages luy avoient promis qu'il seroit de retour en cinq mois, luy ayant dit que la rivière cestoit très belle ct qu'après avoir trouvé le flux ct le reflux, ils sont trois jours à descendre à la mer,
Que trois jours auparavant d’estre au flux et au reflux de la mer ils traversent les terres pour gagner une ville, qu'ils. disent estre fort étendue et dont l'enccinte est de pierre. Ils disent aussi avoir entendu tirer des coups de canon et vu des vaisseaux au bas de cette rivière, où ils vont en guerre contre ces petits hommes, mais ils n'osent s'approcher de ces villes ct bourgades ct ne font aucun commerce avec les gens habitués dans ces pays; ils ont pris des moutons, dont de Noyon en a eu deux peaux.
M. d'Iberville, capitaine de vaisseau du Roy, avoit dessein de faire cette découverte par la baie d'Hudson, dans le temps qu'elle appartenoit aux François, sur le rapport que les Sauvages luy en avoient fait et sur les mémoires des Anglois qui
S’étoient trouvés dans le fort Nelson, lors de la prise que ledit
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