NÉCESSITÉ D'ÉTABLIR TROIS POSTES
poste, n'ayant d'autre commerce qu'avec ces Sauvages.
Îl est à croire que ces peuples préféreroient notre commerce, parce qu'ils trouveroient les marchandises toutes portées chez eux, au lieu que dans les voyages qu'ils font pour les aller chercher à la baie d'Hudson ils ne trouvent presque ni chasse ni pèche, et y souffrent beaucoup, estant plus de deux mois à remonter la rivière qui les conduit chez eux, à cause de sa rapidité.
Cet objet est si considérable que M. de Vaudreuil envoyera, à la fin d'Avril, sept à huit canots avec un officier pour établir le premier poste ctle second, s’il est possible, ce qui se fera avec peu de dépense,
On pourroit tenter la découverte de la mer de l'Ouest, après que les trois postes seroient bien établis, ce qui se feroit de celuy des Assinipoiles par un petit nombre de François, qu'on pourroit y envoyer avec les Sauvages qui vont à la mer, afin de ménager la dépense, ct, suivant les éclaircissements qu'on en auroit à leur retour, on scroit en estat de prendre de justes mesures pour l'entière découverte de ce pays ct y former des establissements, suivant la possibilité et les avantages qu'on y trouvcroit; ils peuvent estre si grands qu'ils leur semblent mériter une attention particulière.
Obserralions.— I est certain que ces postes empescheront plusieurs Sauvages de porter leurs pelleteries à la baye d'Hudson, ct, par ce moyen, les François en profiteront; mais il faudroit que MM. de Vaudreuil et Bégon fissent en sorte qu'il n'en coûtast rien au Roy, ou au moins si peu de chose que cela n'augmentast point les dépenses du pays.
Les deux mémoires, joints à la lettre au sujet de cette dé-
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