‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 45 sur 662 · DU LHUT BARRE LE CHEMIN DE LA BAIE D'HUDSON · texte numérisé non relu

DU LHUT BARRE LE CHEMIN DE LA BAIE D'HUDSON

vos dépesches, où vous m'ordonniez de ne rien omettre pour faire tenir vos lettres à la Rivière de Nelson au sieur Chouart. Il a fallu, pour exécuter vos ordres, que M. Péré y soit allé luy mesme. Les Sauvages estans pour lors retirez dans les terres pour faire leurs bluets, ledit sieur Péré sera party, et, pour le mois d’Aoust, il aura rendu vos lettres audit sieur Chouart.

Il me reste à vous mander que tous les Sauvages du Nord ont beaucoup de confiance en moy, et c'est ce qui me fait vous promettre qu'avant deux années il ne descendra pas un Sauvage chez les Anglois, à la Baye d'Hudson. Ils me l'ont tous promis et s’y sont engagez, par les présens que je leur ay fait faire. Les Kilistinos, les Assinipoualacs, les Gens de la Sapinière, les Opemens d’Acheliny, les Outouloubys et les Tabitibis, qui composent toutes les nations qui sont à l’ouest de la mer du Nord, m'ont promis d’estre, le printemps prochain, au fort que j'ay fait faire à la Rivière à la Manne, dans le fond du Lac Alemipigon, et l'été prochain j'en feray un dans le pays des Kilistinos, qui les barrera entièrement. Enfin Monsieur, je veux perdre la vie, si je n'empesche absolument les Sauvages de descendre chez les Anglois.

Il est nécessaire, pour exécuter ce que je vous promets, que mon frère remonte, ce petit printemps, avec deux canots chargez de poudre, plomb, fusils, haches et tabac, afin que je sois en estat de me soustenir et de faire les présens nécessaires. Je ne vous parle point, Monsieur, du mouvement qu’il m'a fallu faire pour me rendre à Missilimakinak dans le mois de Juillet, puisque le r4 j'en estois à 180 lieues, et que le 29 je partis avec l’armée pour venir à Niagara recevoir vos ordres.

CS

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