RETOUR DE CLAUDE GREYSELON DE LA TOURETTE
Extrait d'une Lettre du Marquis de Denonvrille au Marquis de Seignelay.
25 Aoust 1687.
Le frère de Dulhut, nouvellement arrivé des rivières qui sont au-dessus des Allenemipigons, m’assure avoir veu plus de 1,500 personnes arriver à sa traite pour commercer avec luy. Ils ont esté très faschez de ne luy pas trouver assez de marchandises pour les satisfaire. Ce sont de ces peuples qui ont coustume d'aller aux Anglois du port de Nelson où Rivière de Bourbon, où ils disent n'avoir point esté cette année par les soins du sieur Dulhu. Reste à sçavoir s’ils disent vray.
Le chemin pour aller à eux par terre est effroyable pour sa longueur et la difficulté des vivres. Il dit que plus loin il y a une infinité de peuples, et qu'il n’y a de commerce à espérer avec eux que par mer, car, par les rivières, les despenses sont
beaucoup trop grandes.
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