‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 450 sur 662 · COUPS DES SIOUX SUR DES NATIONS NOS ALLIÉES · texte numérisé non relu

COUPS DES SIOUX SUR DES NATIONS NOS ALLIÉES

Christinaux de Tekamamiouen de renvoyer aux Sioux Îe sicur Pachot pour Icur ramener leurs envoyez cet Îles entretenir dans les bonnes intentions, qu'ils paroissoient avoir. Mais cet oflicier ne fut pas plus tost rendu à Chagouamigon, qu'il apprit que, contre la parole qu'ils avoient donnée, ils avoient fait coup sur les Sauvages voisins du poste de Kamanistigouya, dont ils en avoient tué dix-sept.

Ce qui, ayant fort alarmé les Sauteurs de Chagouamigon, parmy lesquels on commencoit à chanter la guerre contre les Sioux, le sieur de Saint-Pierre, pour les tranquilliser, jugea à propos de faire partir le sieur de Linctot et le sicur Pachot pour aller chez les Sioux, auteurs de ce mauvais coup, leur reprocher leur perfidie et les engager à faire à la nation qu'ils avoient attaquée une satisfaction qui fust capable de la contenter.

Ces deux ofliciers ont travaillé de leur mieux pour y réussir ; mais ils n'ont pas pu en venir à bout, parce que les Aenards avoient tellement préreux les Sioux contre les François, en leur faisant entendre qu'ils vouloient les trahir, qu'il a esté impossible de les dissuader.

Les Sauvages de Kamanistigouya, avant esté informés que les sieurs de Linctot et Pachot n'avoient pu réussir dans les négociations dont ils avoient été chargés, ont pris la résolu tion de continuer la guerre et forment un parti considérable, qui, selon toutes les apparences, détruira les Sioux, c'est-à-dire Ceux qui composent un village de cette nation, lesquels sont Si féroces qu'il est impossible de les réduire que par les irmes, car ceux des autres villages témoignent assez qu'ils ne

veulent avoir aucune part à cette guerre ct qu'ils souhaitent

la paix.

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