‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 458 sur 662 · ES · texte numérisé non relu

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iSsime suré d'en

sûre. J'ai

ENQULIE DU PÈRE CHARELI VOIX, sou)

visité, Monseigneur, tous les Postes d'en Faut, excepté ceux du Lac Supérieur qui demandent un été tout entier, et où j'espère, par les mesures que j'ai prises, trouver des connoissances pluscertaines qu'ailleurs,

C'est dans cette pensée, Monseigneur, que je me suis déterminé à revenir ici, le printemps prochain, après avoir em ployé tout l'hyver à parcourir la Louysiane; pour cela, je supplie M. le marquis de Vaudreuil ct Mgr Bégon de m'envoyer dans ce poste le sieur Pachot avec un canot équipé pour fure le tour du Lac Supérieur. Cet oflicier, tout jeune qu'il est, passe, au jugement mème de M, notre général, qui m'a fait l'honneur de me le dire, pour l'homme du Canada qui connoisse mieux les Pays d'en Haut, et, comme il a une facilité surprenante pour apprendre les langues, il n’est aucune des nations, desquelles je puis tirer quelques lumières, qu'il n'entende bien et à qui il ne se fasse aisément entendre. J'ai même déjà tiré de bons mémoires de lui, qui se sont trouvés conformes à ce que M, de La Nouc, que j'ai rencontré revenant du Nord, a bien voulu me communiquer.

Au reste, Monseigneur, si les maladies, qu'on gagne aisé ment dans la Louysiane, où quelque autre empêchement, que je ne sçaurois prévoir, m'empèchoit de revenir sur mes pas, j'y ai pourvu en priant un de nos missionnaires de prendre ma place, Ce père est au fait de tout et s'acquittera de la commission beaucoup mieux que moy.

Je ne doute presque pas, Monseigneur, que Votre Altesse Sérénissime ne recoive plusieurs mémoires sur la découverte dont j'ai l'honneur d'être chargé, car j'ai cru m'apercevoir qu'en quelques endroits je ne faisois que battre les buissons,

que quelques personnes qui vouloient paroistre fort instruites

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me disoient peu de choses, et que d'autres faisoient des recherches, dont ils ne m'ont fait aucune part; mais, pourvu que Ie service sc fasse, peu importe par qui, et ce sera toujours pour moi une consolation d'y avoir contribué quoiqu'indirectement. Une seule chose me fait peine en cela, c'est que le défaut de concert ne laisse pas de nuire à la cause publique, par la raison qu'une connoissance détachée est souvent peu considérable en elle-même et demeure stérile, faute d'être communiquée dans des occasions où elle pourroit servir à en faire acquérir d’autres plus importantes.

C'est, Monscigneur, ce qui me fait prendre la liberté de proposer à Votre Altesse Eérénissime d'ordonner qu'on m'adresse, par les deux routes que je puis tenir, un extrait de ce qui pourroit s'être trouvé de mémoires sur cette matière dans les lettres du Canada et de la Louysiane. Si c'est trop oser, Monseigneur, je supplie Votre Altesse Sérénissime de le pardonner à mon zèle et au désir ardent que j'ai de me montrer digne de son choix. Je suis, dans les sentiments de la reconnoissance la plus respectueuse et de la plus parfaite soumission,

De Votre Altesse Sérénissime.

Le trés humble et trés obcissant serviteur.

Signé : CHakrLEVOIx, J,

Le sieur de Cournoyer qui m'a accompagné jusqu'ici et à qui le dessein que jai de ne point passer en France cette annéc a fait prendre, faute de moyens, le parti de retourner à Mont-

réal, est un fort aimable cavalier, et j'ai été heureux de lavoir.

lesrecher- ‘vu que lc jours pour indirectee le défaut jue, par Ja eu Consiêtre com-

à enfaire

liberté de 1er qu'on extrait de te matière c'est trop issime de j'ai de me ients de la

rfaite sou-

serviteur.

ici et à qui ette année er à Mont-

de Pavoir.

ENQUÊTE DU PÈRE CHARLEVOIX. DÉC NE, Aussi est-il d'un sang qui ne s’est jam

ais démenti ct qui a été plus d’une fois versé pour le se

rvice du Roy.

Note au dos de cette lettre, de L: main d’, Luloine Rando.

Conseil, Porter à Mgr, le Régent.

Vu par son A. S.

I faudra luy écrire, ainsy qu'il le propose, ct luy faire part des mémoires qui pourront estre receus,

La CHarrir.

Délibéré le 23 Décembre 1721.

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