R L'ÉTABLISSEMENT
CHEZ LES SIOUX
Extrait d'une lettre du Marquis de Beauharnors
clde M. Dupuy, intendant. au Ministre de 1 Marine.
Québec, 25 Septembre 1727.
Vous me FéCommandez aussi, Monseigneur , de donner tous MES soins pour cNVOYEr un ou deux missionnaires hez les Sioux. Les Révérends Péres Jésuites, à qui j'en ai de- Mandé deux, me [es ont donnés, et ils sont partis le prin-
temps dernier, Il à été nécessaire. Par rapport à la situation
des affaires du côté des Renards, dont nous avons l'honneur
de vous rendre compte, M. Dupuy ct Moy, dans la réponse
au Mémoire du Roy, de faire aCCOMpagner ces deux mis-
sionnaires d’un certain nombre de Francois, tant pour Îles
mettre en état de se défendre des partis de gucrre que pour
parvenir avec plus de diligence à Pétablissement, qu'il convient de faire pour la sûreté de ces missionnaires,
J'ai fait un traité avec ls Voyageurs qui les mènent, par lequel ils se sont chargés de toutes les dépenses, comme vous - Verrez par la copie du traité, que j'ai honneur de vous Envoyer
[l à été necessaire aussi, Monseigneur.
pour la discipline
PERRILRE DEMANDÉ PAR LES JÉSULTES,
ct I: bon ordre, de mettre à ja tête de ce détachement un oflicicr sage ct desintéressé. Les Révérends Pères Jésuites m'ont demandé eux-mêmes avec instance le sieur de la Perrière- Boucher, que j'avois nommé, conformément aux ordres que vous aviez adressés à M. le baron de Longueuil, pour aller à la Baye, au lieu et place du sieur de La Noue, que vous aviez destiné pour relever le sieur Amariton. Je n'ay pu envoyer le sieur de La Noue en ce poste par des raisons qui vous ont été précédemment écrites, et sur les représentations qui m'ont été encore faites depuis mon arrivée par les Pères Jésuites, qui m'ont assuré que cet officier, quoique très capable et très digne sujet, avoit le malheur de n'ètre pas agréable :.ux Nations de ce poste et d'étre suspect à celle des Renards, leurs alliés, et je n'ai pu refuser aux Révérends Peres J'isuites le sieur de la Perrière pour létablissement des Sicux. Dans ces circonstances, j'ay €té forcé de renvoyer le sieur Duplessis à la Baye, où il avoit ét placé par M. de Longueuil, avant qu'il eût recu vos ordre
mais je compte de Ie faire relever le printemps prochain.
m'ayant lui-même demandé à revenir à sa garnison.
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