‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 474 sur 662 · LES RENARDS LAISSENT PASSER LES ASSOCIES · texte numérisé non relu

LES RENARDS LAISSENT PASSER LES ASSOCIES

nière d'enfans, surtout de petits garçons, entre dix et quatorze ans, bien faits et bien découplés.

Ils sont cabanés sur une petite éminence, au bord d'une petite rivicre qui porte leur nom, extrémement tortucuse ou sinueusce; tellement, qu'on y fait continuellement le tour tout entier de la rose du compas. Elle est cependant assez large en apparence, entre une chaine de collines des deux côtés; mais il n'y a qu'un méchant petit chenal au milieu de cette étendue de lit apparent, qui est une espèce de marais rempli de jones et de folles avoines d'une épaisseur presque impénétrable, [ls n'ont que de simples cabanes d'écorce, sans aucune sorte de palissade ni d'autre fortification. Dès que les canots françois eurent abordé leurs côtes, ils accoururent avec leurs calumets de paix allumés, malgré la pluie, et tout le monde fuma.

On séjourna parmi eux le reste de cette journée et tout le lendemain pour savoir quels étoient leurs desseins et leurs sentimens sur l'établissement des François aux Sioux. Le sieur Réaume, interprète des langues sauvages à la Bave, agit beaucoup et avec aflection pour le service du Roy. Quand mon témoignage, Monseigneur, devroit vous être suspect, je dois avoir l'honneur de vous dire que le R. P. Chardon. ancien missionnaire, fut là d'un très grand secours, et la présence de trois missionnaires, qui étoient là, rassuroit plus ces coupe-jarrets et assassins des François que n'auroient pu faire tous les discours des meilleurs orateurs. On assembla un conseil général dans une de leurs cabanes; on leur parla honnêtement et amiablement. [ls donnèrent de leur cote d'assez beaux plats-côtes de viande sèche.

Le dimanche suivant de grand matin, le 17 du mois d'Août,

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