‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 48 sur 662 · LES SIOUX DEMANDENT LA PROTECTION DU ROI · texte numérisé non relu

LES SIOUX DEMANDENT LA PROTECTION DU ROI

arrivant le 15 Juillet, consolèrent les plus affligés. On laissa les morts pour ne songer qu'à se réjouir, avec les vivans, des bonnes nouvelles que nous donna le sieur Le Sueur du bon cstat des affaires des Pays d'en Haut, disant que tous nos alliez, à la réserve des Hurons, estoient perpétuellement occupez à l'harceler l'Iroquois, et qu'ils estoient actuellement plus de neuf cents en guerre...

Ces canots estoient montez par des Sauvages, parmi lesquels il y avoit cinq François seulement...

.….. Il est à remarquer que dans cette troupe il y avoit un Sioux et une Siouse, qui sont les premiers qui soient jamais venus aux Habitations françotises.

M. le comte de Frontenac donna audience aux Sauvages

Outaouas, à son retour de la Chine, le 18 Juillet, en présence de l'Intendant, de M. de Callières et autres personnes qua-

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Le chef des Sioux, avant de parler, estala une robe de Tou castor, et rangeant dessus un autre castor en sac à pétun et rich une loutre, se mit à pleurer très amèrement en disant : Ayez N\ pitié de moy. Ensuite, comme on l’eut fait cesser, il essuya nati ses larmes et dit que toutes les nations avoient un père, qui Siot leur donnoit sa protection et qui avoit le fer, c’est-à-dire tout l'Irc ce qui est nécessaire, mais que luy estoit un bastard qui de: cherch® un père, qu'il est venu pour le voir et le prie d’avoir son pitie de luy. ver!

Il estala ensuite sur cette robe vingt-deux flesches, et sur qu chaque flesche il nomma un village de sa nation qui deman- ‘4 /

d’Iberville y fut envoyé, les Sioux passèrent incontinent sous les ordres du commandant de la Louisiane. « Le fait est si constant, dit-il, que ledit Le Sueur, qui estoit de nar marié à Montréal, fit passer sa famille à la Louisiane, où elle est actuellement, et où Le Sueur est mort de maladie, »

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