OFFRES DES SIOUX CONIRE LES RENARDS
rien négliger pour suivre les vues que Sa Majesté a de faire un établissement dans cet endroit et d'engager deux missionnaires à y monter avec le commandant que j'y &i envoyé. J'en ay senti trop la nécessité pour n'y pas donner tous mes soins. Le bien du service, celuy de la Colonie et de la Religion s'y trouvoient trop intéressés çt ce que vous m'avez fait l'honneur de m'en mander semble renfermer ces trois principes. D'ailleurs il a paru d'autant plus nécessaire d'y avoir fait ect ctablissement, qu'il n'y a point à douter que les Renards dans leur déroute n'eussent trouvé asile chez les Sioux, siles Francois n’y eussent été ctablis, et l'on ne peut attribuer aujourd'hui la docilité et la soumission que les Renards font paroître qu'aux attentions et aux offres avantageuses que les Sioux ont faites aux François, dont ces premiers ont une parlaite connoissance.
Il seroit donc nécessaire d'entretenir les Sioux dans ces heureuses dispositions pour tenir les Renards en respect et rompre les mesures qu'ils pourroïent prendre pour s'attirer le cœur des Sioux, q'1i rejetteront toujours leurs propositions tant qu'ils verront les François chez eux et que l’établissement qu'on y a fait subsistera. Mais, quoique tous les avantages que je viens d’avoir l'honneur de vous marquer qu'il y a de conserver cet établissement me paroissent d'une nécessité indispensable, je ne puis cependant prendre aucun party que je n'aye nouvelle des François, qui m'ont demandé d'y monter, cet été, avec un canot chargé d'ellets, qui comptent passer par les Saulteux de la Pointe et que je ne sois assuré que les François qui ont hirerné w'atent point désemparé le fort et que les Sioux soient dans les mêmes sentimens.
D'ailleurs il ne paroit pas bien aisé de maintenir cet endroit VE.