‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 509 sur 662 · MASSACRE D'UN FILS DE LA VERENDRYE ET DE SON PARTI · texte numérisé non relu

MASSACRE D'UN FILS DE LA VERENDRYE ET DE SON PARTI

Portage par la mauvaise manœuvre du conducteur, ce qui m'obligea de donner tout ce qui me restoit pour faire subsister mon monde pendant l'hiver,

Je me trouvai, le printemps suivant | 1736), dénué de tout. J'avois envoyé deux de mes enfans avec deux hommes pour la garde du fort Maurepas pendant l'hiver, en attendant mon retour, [ls me surprirent par leur arrivée le 4 Juin et m'apportèrent la triste nouvelle de la mort de mon neveu la Jemeraye et de la disette des vivres dans laquelle ils s'étoicnt trouvés, ayant laissé la charge de leurs canots au portage de la Savane, à vingt lieues du poste où j'étois.

J'avois bien du monde dans le fort ct point de vivres, ce qui me détermina à envoyer en diligence trois canots pour nous apporter du secours et quelques marchandises. Le Révérend Père prit, sur-le-champ, la résolution d'aller à Missilimakinak, 11 me demanda mon fils ainé, dans l'espérance où il ctoit, que son voyage seroit prompt. Il ne me fut pas possible de m'y opposer. Son parti étoit absolument pris. Ils embarquèrent le S Juin et furent tous massacrés par Îles Sioux, à sept licues de notre fort, par la plus grande de toutes

les trahisons. J'y ai perdu mon fils. le Révérend Père et tous mes François, que je regretterai toute ma vic.

L'automne suivante, il ne me vint qu'un très petit secours. Je manquois des choses les plus nécessaires, ce qui me fit prendre la résolution, à la sollicitation des Sauvages, de descendre à Montréal, pour porter leurs paroles, me demandant avec instance du secours pour se venger de l’indigne coup des Sioux,

Le 6 Juin (1333), je partis, ayant laissé tout en bon ordre ntpour les François que pour les Sauvages, J'arrivai à Mont-

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