FORT MAUREPAS, RIV, DES ASSINIBOELS, FORT LA REINE
réal le 24 Août, J'allai saluer M. le Général, et lui rendis compte des raisons qui m’avoient obligé à descendre, I cut la bonté de m'approuver et me fit l'honneur de me continuer ses ordres pour la poursuite de la découverte dont j'étois chargé.
Le 1S Juinsuivant 1738) je partis, ayant pris toutes les mesures nécessaires pour pouvoir continuer mon entreprise, et je me rendis au fort Saint-Charles, lac des Bois, le 2 Septembre.
Après y avoir mis tout en bon ordre, à la sollicitation des Sau-
vagcs, J'y laissai un de mes deux enfans. Je repartis avec six
canots bien équipés et arrivai au fort Maurepas le 23, Le lendemain je poursuivis ma route et entrai dans la rivière des Assiniboels, qui est à quinze lieues du fort; je montai ensuite environ soixante lieues, et, ne pouvant aller plus loin, les caux étant trop basses, j'arrétai et fis batir en cet endroit, le 3 Octobre, le fort de la Reine.
Le sieur de la Marque, son frère et dix hommes dans deux canots, vinrent me rejoindre le 8, dans l'intention de me suivre aux Mantanes. Après que le fort et la maison eurent été achevés, je choisis vingt hommes que je munis de ce qui pouvoit nous être nécessaire et je pris plusieurs Sauvages pour nous guider. Notre petite bande étoit composée de vingt François, M. la Marque, son frère, deux de mes enfans. mon domestique, un esclave, quatre Sauvages avec leurs femmes. Nous nous rendimes aux Mantanes après avoir essuvé bien des misères.
Nous trouvames un village de cent deux cabanes d'Assiniboels dans les Prairies, qui nous accompagnèrent jusqu'aux Mantanes. Le jour de mon arrivée chez ce peuple, il me fut pris
une cassette par un Assiniboel et un sac où étoient les présens
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1799. MANTANES, LAC DES PRAIRIES, RIVIÈRE POSKOIAC, su! des Sauvages, et cela par la faute de nos François: l'Assinibocl à disparu et s'est retiré dans les Prairies,
J'avois résolu de passer l'hiver chez les Mantanes et m'étois assuré d’un interprète, Après que je l'eus bien payé, il décampa avec les Assinibocls, ce qui me fit prendre la résolution, joint à ce que j'avois perdu, de m'en retourner à mon fort, laissant seulement deux François chez les Mantanes POUr Y apprendre la langue et leur laissai une instruction pour me donner les connoissances que je voulois avoir.
Je partis, quoique très malade, dans l'espérance de me mieux Porter en chemin. J'éprouvai tout le contraire, étant dans la plus rude saison de l'année ; je me rendis le 11 Février 1-30 avec toute la misère possible, On epeul souffrir davantage ; ny a que la mort gui puisse nous délivrer de pareilles peines.
Le 10 Avril, j envoyai mon fils le Chevalier alin de prendre connoissance de quelque endroit favorable à Construire un lort dans le lac des Prairies, suivant Ja demande que les Cristinaux de cet endroit m'en avoient faite, et Pour se rendre ensuite à la Rivière du Poskoioac, en examiner le bas, à l'entrée du fond du lac Nepigon, et voir s’il n y auroit pas lieu d'y trouver un endroit avantageux pour V construire un second fort,
Nos canots partirent, Je 27 Mai, pour aller au Grand Portage ty prendre les effets que mon équipeur m'avoit promis d'y “nvoyer, et mes gens restèrent dix-huit jours à attendre ct jeünèrent pendant ce temps-là malgré eux,
LS prirent le parti d'aller à Missilimakinac, et, en arrivant.
on leur présenta un ordre de Monsieur l’Intendant, à la re-
quête de mon équipeur, pour saisir la valeur d'une somme de