‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 511 sur 662 · LA VÉRENDRYE DESCEND A QUÉBEC UNE FROISIÈME FOIS · texte numérisé non relu

LA VÉRENDRYE DESCEND A QUÉBEC UNE FROISIÈME FOIS

4,000 livres, quoiqu'il m'eût manqué de parole. — Dans l'em barras où mes gens se trouvérent, ils s'adressèrent à Monsieur le Commandant de Missilimakinak et lui représentérent les risques que je courrois dans les terres, si je n'étois pas secouru, Il leur fit trouver quelque peu de marchandises très chères, et ils vinrent me joindre le 20 Octobre dans trois cunots alléges et très forts de monde.

Je me trouvai fort en peine, avant bien à payer et à faire vivre, et obligé d'abandonner l'entreprise de deux forts que j'avois dessein d'établir, et le tout faute de marchandises.

Me voyant sans aucune ressource, je pris le parti de descendre à Montréal pour avoir l'honneur de représenter à Monsieur le Général la triste situation dans laquelle je me trouvois. Je laissai le commandement du fort à mon fils le Chevalier, avec une ample instruction de ce qu'il avoit à faire pendant mon absence.

J'arrivai à Missilimakinac le 16 Juillet (1740), et j'envoyai un équipement à mes enfants qui étoient dans les terres, ct je donnai ordre à l'aîné de se rendre chez les Mantanes des l'automne avec deux Francois, dont l'un est interprète; je lui envoyai tout ce qui pouvoit lui être nécessaire pour son voyage et de s'assurer chez les Mantanes de guides pour sc faire conduire à la mer.

Je me rendis entin, le 25 Août, à Montréal ct je trouvai en arrivant qu'on m'intentoit, au sujet des postes que j'avois établis, un procès. — Moi, qui les ai en horreur, n’en ayant jamais eu de ma vie, je m'accommodai, à ma grande perte, n'ayant cependant, à beaucoup près, aucun tort,

Je descendis à Québec, où j'eus l’honneur de rendre

compte à Monsieur le Général de mon voyage. Il eut la bonté

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THE INTRIGUES ET CALOMNIES DES ENVIEUX. 315 de nroilrir sa INuisOn, J'y restai et le suivis le Printemps SU = ant à Montréal, Il me fit encore [a grice de m'honorer rétourner à la Poursuite de ma découverte.

de ses ordres pour

ML de La Porte étant à Québec dans le temps, j’ous l'honneur de l'informer de toutes mes traverses, ct, Maluré le dérangement où je me trouvois dans mes aflaires, l'envie et la jalousie de plusieurs Personnes les ont en

gagécs à en IMposçr 4 la Cour, insinuant dans leurs

lettres que je ne — St plus J'ai sur le COPPS, son un

peusois qu'à d [0,000 livres de delles, œutlacre,

amasser de gros biens.

VITTE Je puis me Hatier

d'étre fort riche, et le serois derenn Par la suite 4

CTUCOUD plus, si j'arois continué.

Je suis mal connu. CC n'a jamais été le bien qui m'ait fait irilié, avec mos cnfans Sa Majesté et le bien de la colon

la suite les

agir, Je me suis s » Pour ÎC service de ie. On pourra co avantages qui en peuve Au surplus,

moître par nt résulter.

Né COMPIE-t-0n pour rien le grand nombre de gens à qui cette entreprise fait Sagncr leur vie, les esclaves

toutes les pelleteries dont les

que cela procure au pays ct

Anglois profitoient Ci-devant.

Dans tous mes malheurs.

j'ai la consolation Monsicur Je

de voir que

Général pénètre mes VUCS, reconnoît la droi.

ture de mes intentions et Continue de me

)0SitIons qu'on voudroit y Pour reprendre Ja

rendre justice, malgré les op} mettre, suite de mon discours, duquel je ne Inc suis ÉCarté que par la prine, que je ressens COntinuelleque l'on a débités compte, je suis parti de Montréal

ment, des mauvais discours sut mon avec le Révérend Père Coquart, qu'on m'avoit donné pour Mis-onnaire.

Dans le séjour, que Je fus oblivé de faire

VI

à Missilimakin 1

ua f

2044 MANTANES, FORT DAUPHIN, FORT BOURBON, 17 1-17 f2.

la jalousie s'attacha contre le Père Coquart, et l'empécha de nous suivre, au grand regret de tout mon monde et de moi en particulier; cependant, par les invitations de Monsieur le Général, nous le possédons aujourd'hui au grand contentement de tout le monde,

Le 16 Septembre, j'arrivai au fort Saint-Charles, lac des Bois; j'y trouvai tout en bon état, excepté les Sauvages qui étoient très animés pour la guerre. Je leur parlai, avec des présens qu'ils acceptèrent, et ils me promirent de n’y point aller, ainsi que les Cristinaux, que jetrouvai sur ma routc. — [ls m'avoient tous promis la même chose, mais de mauvais esprits leur ont fait fausser leur parole.

Le 13 Octobre j'arrivai au fort la Reine. J'y trouvai mon fils ainé qui étoit de retour des Mantanes, n'ayant pu passer outre, faute de guide. Il me remit une couverture de coton de la façon des blancs, qui sont à la mer, que j'ai envoyée à Monsieur le Général.

Je le renvovai sur-le-champ pour établir le fort Dauphin au lac des Prairies.

J'avois aussi donné mes ordres pour établirle fort Bourbon. dans le fond du lac Nepigon, à la décharge de la grande rivière du Poskoyac.

Le 29 Avril(r742), j'envoyai deux de mes enfans aux Man: tancs, bien équipés de tout ce qui pouvoit être nécessaire pour leur découverte et pour y attendre les Gens des Chevaux, comme je l'ai déjà marqué dans mon dernier Journal.

Je n'ai reçu de leurs nouvelles que par eux-mêmes, après quinze mois d'absence; mon fils le Chevalier en a fait un petit journal.

L'on peut bien penser que tous ces voyages à plusieurs

empécha de e et de moi WMonsieur le

id contentc-

les, lac des auvages qui ai, avec des 1e n'y point r ma route.

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rouvai mor at pu passer re de coton

di envoyée à rt Dauphin

rt Bourbon.

le la grande

ns aux Manessaire pour es Chevaux, rnal.

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OBSTACLES VENANT DE L'HOSTILILÉ DLs NATIONS, 393 TEPriSCS ne se sont Pas faits sans bien de la dépense, Les Sauvages de tous les postes des terres S€ Sont envoyé aller ensemble frapper n épargné pour rompre

réussir, m

des paroles pour sur les Sioux, Je n'ai rie leurs desseins, sans y pouvoir

algré tous les Présens J'ai donnés @ fait

À ce sujet, Elles sont fr par des gens qui les

que donner ippées, à leur grande perte, attendoient et qui comme je leur avois dit. L'on ne

LOULCS CCS nations, a

toient çn force, Pourra de longtemps Pacitier

ant été de mortels ennemis de tout temps,

LE GOUVERNEUR DU ENVOIE Li

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