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LES LA VERENDRYE SONT EN VUE DES MONTAGNES

Gens du Serpent, que nous devons joindre dans peu, Ne Soyez

Pas Surpris, si vous voyez rassemblés avec nous tant de villages. Les paroles sont envoyées de tous côtés, pour nous joindre, Vous entendez tous les jours chanter la gucrre, ce n'est pas sans dessein : nous allons marcher du côté des grandes montagnes qui sont proches de |

a mer, pour y chercher les Gens du Serpent, N'a

ppréhendez point de venir avec nous, Vous n'avez rien à craindre, vous Y Pourrez voir la mer que vous cherchez, »

Il poursuivit son discours ainsi : «Les François qui sont à la mer, me dit-il, sont nombreux; ils ont quantité d'esclaves, qu'ils établissent sur leurs terres dans chaque nation: ils ont

des appartements séparés, ils les marient ensemble et ne les

tiennent pas gênés, ce qui fait qu'ils se plaisent avec cux ct

ne cherchent pas à se sauver. — [ls élèvent quantité de che-

Vaux et autres animaux, qu’ils font travailler sur leur terre.

— Îls ont quantité de chefs pour les soldats, ils en ont aussi pour la prière. » [lme dit quelques mots de leur langue. Je reconnus qu'il me parloit espagnol, et ce qui acheva de me le confirmer fut le récit qu'il me fit du massacre des Espagnols qui alloient à la découverte du Missouri, dont j'avois entendu parler. Tout cela refroidit bien mon empressement Pour une mer connue ; cependant j aurois fort souhaité y aller, si la chose avoit été faisable.

Nous continuâmes notre marche, tantôt Sud-Sud-Oucst. quelquefois Nord-Ouest; toujours notre troupe s'augmentoit par la jonction de plusieurs villages de différentes nations. Le 1°! Janvier 1745 nous nous trouvâmes à la vuc des montagnes. Le nombre des combattants passoit deux mille: avec

leurs familles cela faisoit une troupe considérable, marchant

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