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LES FRANÇAIS LES ACCOMPAGNENT AUX MONTAGNES

nous avoit donné ordre de porter toutes les nations à la paix, désirant voir toute la terre aplanie et paisible; que connoissant leurs cœurs malades avec juste raison, je baissois la tête ét que nous les accompagncrions puisqu'ils le souhaitoient avec tant d’ardeur, pour les aider seulement de nos conseils dans le besoin, On nous fit de grands remerciments ct de longues cérémonies du calumet.

Nous continuâmes de marcher jusqu’au S Janvier. Le o nous quittûmes le village; je laissai mon frère pour garder notre équipage, qui étoit dans la loge du chef de l'Arc.

La plus grande partie du monde étoit à cheval, marchant en bon ordre; enfin, le douzième jour, nous arrivames aux Montagnes. Elles sont la Plupart bien boisées de toutes espèces de bois et paroissent fort hautes.

Étant près du gros du village des Gens du Serpent, les découvreurs vinrent nous avertir qu'ils s'étoient tous sauvés avec grande précipitation, qu'ils avoient abandonné lcurs cabanes et une grande partie de leurs équipages. Ce discours mit la terreur parmi tout notre monde, dans l'appréhension, oùils étoient, que, les ennemis les ayant découverts, ils n’allassent sur leurs villages et ne s’y rendissent avant eux. Le chef de l'Arc fit ce qu'il put pour les dissuader et les engager à poursuivre. Personne ne voulut l'écouter. « Il est bien ficheux, me disoit-il, que je vous aie amené jusques icy et de ne pouvoir passer outre, »

J’étois très mortitié de ne pas monter sur les Montagnes, comme j'avois souhaité, Nous primes donc le parti de nous en retourner. Nous étions venus Jusques là en très bon ordre,

mais le retour fut bien différent, chacun fuyoit de son bord.

Nos chevaux, quoique bons, étoient bien fatigués et ne man-

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