‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 528 sur 662 · GIO RETOUR. SIOUX EMBUSQUÉS SUR LA ROUTE · texte numérisé non relu

GIO RETOUR. SIOUX EMBUSQUÉS SUR LA ROUTE

Le 9, nous rencontrâmes, sur le midy, un village de vingtcinq cabanes des Gens de la Flèche collée, autrement dits Sioux des Prairies. Nous passämes parmi les femmes et équipages. Nous arrêrimes très peu. Ils nous firent tous amitié et nous montrèrent l'endroit où ils alloient camper.

Nous nous mîmes à la vue de leur village, espérant qu'il en viendroit quelques-uns nous trouver, nous tenant toujours bien sur nos gardes. Il ne vint personne.

Le lendemain, nous poursuivîmes notre route, tantôt Nord- Nord-Est et Nord-Ouest jusqu'aux Mantanes, sans rien rencontrer. Nous y arrivämes le 18 May. Je renvoyai nos guides après les avoir bien satisfaits.

Nous avions dessein de demeurer quinze ou vingt jours à nous reposer et remettre nos chevaux en bon état; mais, le 26, j'appris qu'il y avoit des Assiniboëls au fort de la Butte, qui devoient partir pour le fort la Reine; nous nous apprètimes promptement pour profiter de leur occasion et nous mettre, par là, à couvert des dangers des ennemis. Nous passämes au fort la Butte, le 27 au matin; les Assiniboëls venoient d'en partir. Nous ne leur avions pas fait savoir que nous voulions aller avec eux. Il se présenta deux Mantanes pour venir voir mon père et apprendre le chemin de notre fort. Nous pressämes un peu la marche ct nous joignimes les Assiniboëls à leur campement: ils étoient plus de cent. Nous continuämes notre route ensemble.

Le 31, nos découvreurs apercurent trente Sioux embusqués sur notre chemin. Nous donnäâmes tous ensemble. Ils furent fort surpris de voir tant de monde et se retirèrent en bon ordre, faisant face, de temps en temps, à ceux qui les approchoient un peu trop. [ls sçavoient bien à qui ils avoient

age de vingttrement dits s femmes et s firent tous t camper.

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1743, ARRIVÉE AU Fort DE LA REINE, Ort

aflaire, connoissant Jes Assiniboëls pour des liches. Sitôt qu'ils nous apercurent tous montés sur nos chev nous étions des François

regardant plus derrièr

aux ct que > ilS Se sauvèrent à grande hâte, ne u personne de Nous ne sçavons pas ce qu'ils sinon un homme qui se tr

€ eux. Nous n'avons e tué, mais plusieurs blessés.

ont perdu de monde,

ouva parmi nous.

Nous nous rendimes au village près de la montagne le 2 Juin. Comme nos chevaux étoient fatigués

+ NOUS restimes à marcher avec le vill

age jusqu'au 20, Nous primes un guide Pour nous conduire au fort]

a Reine, où nous sommes arrivés, € 2 Juillet, au grand contentement de mon ptre, qui étoit as été possible de Jui donner nos nouvelles depuis notre dép

Satisfaction, nous voyant

très inquict de nous, n'ayant p de art, ct à notre grande

hors de peines, de périls ct dangers,

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