DÉPART PROJETÉ, QUAND LA NAVIGATION SERA LIBRE
de la Jonquière, nostre général, pour poursuivre les establissemens ct descouvertes du Oucst qui ont esté interrompu depuis plusieurs années.
J’ay remis à M. le marquis de la Jonquière, la carte et le mémoire de la route qu'il me faut tenir pour le présent ?, M. le comte de la Galissonière en a une pareille ?,
Je tienderai un Journal très exacte de la route depuis Pantrez des terres jusque aux extremitez, où je pourré parvenir avec mes enfans. Je ne puis partir de Montréal que dans le mois de May prochin qui est le tems que la navigation est libre pour les peais dans Haux pays d'en Haut.
Je comte faire toute la diligence passable pour aller yverner aux fort Bourbon qui est le dernier, au bast de la rivière au Biche, de tous les forts que Jay ctably.
Trop heureux, si à l'issue de toutes les peines , fatigues et risques que je vais esuyer dans cette longue descouverte, je pouvois parvenir à vous prouver mon désinteressement, mon grand zel, aussi bien que mes enfens pour la gloire du Roy et le bien de la colonic.
Je suy avec un très profond respect,
Monseigneur, Votre très humble ct très obeissant serviteur,
LA VERENDRYE.
1,2. Voir le mémoire à la page suivante,
LES FRANCAIS DOIVENT SE DIRIGER VERS LA RIVIÈRE POSKOYAC, DÉCOUVERTE PAR LE CHEVALIER DE LA VERENDRYE, POUR SUIVRE LA RECHERCHE DE LA MER DE L'OUEST.