ÜIS RIVIÈRE POSKOYAC MONTÉE JUSQU'A SA FOURCHE
les découvertes de la mer d'Ouest, par la facilité d'y porter ses besoins par canot, d'y trouver des guides facilement, avant toujours aflaire à la mème nation qui sont Cristinaux jusqu'à la hauteur des terres, ce qui ne se peut rencontrer par le chemin des Prairies. Toutes différentes nations ennemies, différentes langues, ce qui a occasionné ci-devant des frais considérables au sieur de La Verendrye. Il ne connoissoit point pour lorsla rivière de Poskoyak.
C’est le chevalier de La Verendrye, qui, le premier, en a fait la découverte et qui a monté jusqu'à la fourche, où est le rendez-vous, tous les printemps, des Cristinaux des Montagnes, Prairies et Rivières, pour délibérer ce qu'ils doivent faire, soit pour aller chez les François ou chez les Anglois.
C'est là, où il se trouva le printemps, à l'assemblée de tous les Cristinaux, s'informa très exactement, suivant l’ordre de monsieur son père, d'où pouvoit venir cette grosse rivitre. Ils lui répondirent tout d’une voix, qu’elle venoit de bien loin, d’une hauteur des terres, où il y avoit des montagnes fort hautes, qu'ils avoient connotssance d'un grand lac & l'autre côté des montagnes, dont on ne pouvoit boire l'eau.
La rivière de Poskoyak vient du Ouest quart de Nord- Ouest, ce qui peut donner lieu d’espérer quelque chose.
Il est à propos d'aller é/ablir un fort à cette hauteur de terre ou à la proximité, dans un endroit avantageux pour la vie et commodité des Sauvages.
L'on ne peut se rendre à la hauteur que dans la seconde année du départ de Montréal, quelque diligence que l’on puisse faire, supposé même que les temps soient beaux. On peut aller hiverner au fort Bourbon, pour partir de là dès’ le printemps.
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