‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 568 sur 662 · ER __ · texte numérisé non relu

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L. 1723. COMMUNICATION DU CANADA AVEC LA LOUISIANE, (TRI id. nommées des Chaouanons et des Casquinamboux, prennent pis pour- leur source vers la Virginie. Le PAYS que ces rivières arni Mat rosent est abondant en bœufs SUUVASES Et n'est encore occupé dE di | Par aucune nation d'Europe.

Comme c'est par la première : ces rivières que l'on come artiront Cest par la première de ces rivières que l'on com

incennes munique de la Louisiane en Canada et que cette communis, placés cation scroit totalement Mad si les AHBtols s Ctablissoient nada, qui au LL l'une des trois autres rIVIéres, ce qui expo- TT | Scroit en mème temps le pays des Illinois ct mettroit en rs | danger tout le Haut de la colonie, la Compagnie à ordonné tane les | l'établissement d'un Poste sur la rivière Ouabacke et à prié | | M. le Gouverneur de Canada de donner ordre, de son côté, au sieur de Vincennes, qui commande chez les Ouyatanons- Miamis, établis vers le haut de Ouabache, de s'entendre avec le commandant du nouveau Poste pour faire approcher cctte nation, tant pour protéger ce poste que pour observer la ENNES, conduite des Anglois et les cloigner, en cas qu'ils approchent.

M Perrier verra par les copies, ci-jointes, de la lettre écrite à M. de Boisbriant et du mémoire remis à M. le comte de Beauharnois, ce que la Compagnie a estimé devoir çstre à Périer, fait sur ce sujet, — M. de Boisbriant mande en réponse que 26. le défaut de marchandises l'a empêché d'envoyer établir ledit

poste, et qu'il croit nécessaire d'en donner le commandement à M. de Vincennes, qui est déjà lieutenant réformé d'infan- CR À teric à la Louisiane, ct qui fera mieux agir qu'un autre les trés Miamis.

rié et sc D'un autre costé la Compagnie apprend par M. Deslicites,

mmée commandant aux Illinois, que le sieur de Vincennes est venu no

le trouver pour luy dire qu'il avoit appris que les Anglois

X autres, ;

060 BISSOT DE VINCENNES CHEZ LES OUYATANONS, 1720,

avoient déjà formé un établissement sur le haut de la rivière Ohio et qu'il a renvoyé le sieur de Vincennes avec des présens pour les Sauvages, en lui ordonnant de s'assurer de la vérité de cette nouvelle. — Si elle se confirme, il n'y aura pas un moment à perdre à faire occuper le bas de la rivière Ohio par les Ouyatanons, et il faudra ensuite établir le fort de Ouabache vers le confluent de la rivière des Casquinamboux, en plaçant pour y commander un officier, qui puisse bien vivre avec le sieur de Vincennes qu'il ne convient point de déplacer de chez les Ouyatanons, si l'on veut tirer d'eux Futilité qu'on en espère. M. Perrier se consultera bien sur cette affaire et examinera, si en donnant huit ou dix soldats au dit sieur de Vincennes avec le Missionnaire, destiné pour Ouabache, il ne se trouveroit pas en état d’assurer par des Sauvagcs la communication de la Louisiane avec le Canada, et d'empêcher les Anglois de pénétrer dans notre colonie sans obiiger la Compagnie de construire au bas de la rivière de Ouabache un fort, dont la dépense de l'établissement ct l'entretien de la garnison font un objet de conséquence.

Pour engager le sieur de Vincennes à s'attacher à la co-

lonie de la Louisiane, M. Perrier luy donnera avis qu'il a

obtenu de la Compagnie pour luy une gratification annuelle de trois cents livres, laquelle luy sera payée avec ses ap-

pointemens de lieutenant réformé.

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