S'ÉTABLIR SUR LE COURS DE NOS RIVIÈRES
Extrait du Journal de ce qui s'est passé d'intéressant
depuis le départ des vaisseaux en Norembre 1747.
3 Octobre 1748.
M. le comte de La Galissonière écrit à M. le chevalier de Longucil, commandant au Détroit,que, quoique nous sovons en paix, il faut toujours s'opposer, par la force, aux établisscmens que les Anglois Entreprendroient de faire, soit à la Rivière à la Roche, à la Rivière Blanche ou sur la Belle Rivitre ! ou sur toutes autres de celles qui y tombent, et que si la force manquoit, il faudroit toujours jes sommer de se retirer ct les avertir des malheurs qui pourroient leur arriver, s'ils n’obéissoient pas.
1. « Cette rivière a été découverte par le sieur de La Salle,
qui en prit possession au nom du Roi, et elle scroit peut-être aujourd'hui remp
lie d'établissemens françois, si la crainte que cela ne fît lier entre les Anglois et les traiteurs commerce de contrebande, n'eût empêché les
des postes solides,
françois un souverneurs du Canada d'y établir
« Les Anglois n'y en ont point non Plus, ét n'y sont venus traiter
que clandestinement jusqu'à cette dernière guerre, que la révolte de quelques nations voisines
contre les François les a encouragés à y venir plus hardiment
depuis la paix, 1Is
ont été sommés de se retirer et, s'ils ne le font pas, on ne doit Pas douter que le
Souvernement de Canada ne les ÿ Contraigne par la force.
Autrement il en arriveroit comme à Clhouex
suen, et ce malheur seroit encore plus fâcheux, car un établissement sur la Belle Rivière les mettroit bien plus à portée de nuire que ne
du comte de La Galissonière,)
fait Choueguen seul. Extrait d'un mémoire