‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 587 sur 662 · CONDUITE DES ANGLOIS A L'ÉGARD DES LOUPS · texte numérisé non relu

CONDUITE DES ANGLOIS A L'ÉGARD DES LOUPS

ils ont établi des forts et ensuite des villes, et, quand ils ont été assez puissants, ils vous ont chassés et vous ont forcés de venir vous établir sur ces terres-cy, pour faire subsister vos femmes et vos enfans. Ce qu'ils ont fait à Philadelphie, ils peuvent le faire aujourd’hui sur la Belle Rivière, pour les établissements qu'ils veulent y former. C'est la connoissance que j'en ai, pensant plus loin que vous, qui m'a déterminé à vous envoyer M. de Céloron pour vous faire ouvrir les yeux sur les malheurs qui vous menacent et vous faire voir que ce n'est que l'intérêt seul qui fait agir l'Anglois. Je les en“oic sommer pour cette fois de se retirer, ne voulant pas qu'ils occupent des terres qui m'appartiennent. S'ils ont de l'esprit, ils ne s’exposeront pas à y être forcés. L’Anglois a d'autant moins de droit de venir dans cette terre que les Roys de France et d'Angleterre sont convenus, dans tous les traités de paix, et particulièrement dans le dernier, qui a terminé la guerre, que les Anglois ne mettroient jamais le pied dans ces terres. Vous sçavez aussi, mes enfans, que les Cinq Nations leur ont défendu absolument, non seulement de faire

aucun établissement sur la Belle Rivière, mais même d'y

venir en commerce. Qu'ils se mettent de l'autre côté des

montagnes, sur les terres qu'ils vous ont usurpées, je ne m'y

oppose pas; mais sur les miennes, je ne les y souffrirai pas.

Pour vous, mes enfans, vous n'y perdrez rien. Loin de cela,

je vous donnerai tous les secours que vous devez attendre |

d'un bon père. | « Députez, le printemps prochain, quelqu'un de votre nation

avec vos oncles pour venir me voir, et vous verrez, par la ré- | t

ception que je vous ferai, combien je vous aime et que je ne

cherche qu’à vous faire du bien et à vous soustraire au joug

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Scron et quelqu'un qui puisse nous tons qu’

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