RÉPONSE DES SAUVAGES DE CHININGUÉ
« Mon père, nous sommes bien aises de vous voir aujourd'hui et de la façon dont vous nous regardez. Le commandant du Détroit et celui de Niagara nous ont fait dire d'aller voir Onontio. Aujourd’huy vous venez vous-même nous inviter à descendre. Il faudroit avoir perdu l'esprit pour ne pas faire attention à votre parole. Par ce collier, nous vous assurons que toutes les nations qui habitent cette rivière descendront le printemps prochain, afin d'écouter la parole de notre père Onontio. Rien ne sera capable de nous détourner des sentimens dans lesquels nous sommes ; quand même il ne resteroit qu’une seule personne, elle auroit le plaisir de voir notre père. Les souliers que nous ferons, à la fonte des glaces, ne seront point capables de nous conduire à Montréal ; nous te prions de pourvoir à cela, afin que nous puissions en trouver à Niagara, lorsque nous y passerons.
« Mon père, ayez pitié de nous. Nous n'avons plus d’anciens chefs; ce ne sont que des jeunes gens qui vous parlent; pardonnez les fautes que nous pouvons faire, puisque vous, qui êtes la sagesse même, vous en faites. Vous venez chasser l'Anglois de ce continent; c’est à quoy nous consentons volontiers, mais vous deviez aussy amener avec vous des commerçans pour nous fournir nos besoins. Si vous avez pitié de nous, laissez-nous l’Anglois, afin qu'il puisse nous donner les secours qui nous seront nécessaires jusqu’au printemps. Vous voyez l’état malheureux où nous serions, si vous n'avez cette bonté pour nous. Ne soyez point surpris de ne pas voir les réponses de vos colliers. Ceux que vous voyez ici ne sont que des jeunes gens qui gardent les cabanes. Lorsque nos chefs et nos guerriers seront de retour, nous les instrui-
rons de vos intentions et des sentimens de notre père Onon-
CÉLORON LEUR FAIT DES PRÉSENS. 699 aujour- tio, ct afin que nous soyons tranquilles, nous vous prions de andant nous laisser un de nos enfans, Joncaire, pour nous conduire | léb-voir chez notre père et travailler conjointement aux bonnes aviter à affaires, »
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Réponse de M. de Céloron à la deman e que les Sauvages AUEQRS lui ont faite pour avoir un des MM Joncaire. ndront re père « Mes enfans, il n’est point en mon pouvoir de disposer des ant ofliciers que votre père m'a confiés. Quand vous descendrez. ésterolt vous lui pourrez demander un des MM. de Joncaire, et je RES suis persuadé qu'il ne vous refusera pas. » LA Suite de la parole des Sauvages.
nous te rouver « Nous vous remercions de l'espérance, que vous nous donnez, que notre père nous accordera un de nos enfants. date Nous vous assurons, de nouveau, quenous ferons, sans réserve, Le nent tout ce que vous nous avez demandé. Nous serions charmés € 0] e vous de vous voir plus longtemps et nous remercions nos frères, 2) saégen qui sont avec vous, des conseils qu'ils nous ont donnés, et NE nous y ferons attention, »
s COMitié de Lorsque le conseil fut fini, Je fis apporter les présents que de je leur avois destinés, qui estoient assez considérables; ils en furent très flattés. Je les encourageai de nouveau à tenir ce temps LE vos qu’ils avoient promis, et surtout à venir voir M. le Général nee 1 l’année prochaine, les assurant qu’ils auroient lieu d’être sa- )yez ici | tisfaits de la réception de leur père Onontio, Mes affaires orsque É étant finies, je fis mettre mes canots à l’eau et embarquai He pour continuer ma route,
Onde 1 Environ quatre lieues plus bas il y a une rivière au Sud,
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