CÉLORON FAIT RETIRER LES NÉGOCIANTS ANGLAIS
assemblage forme un très mauvais village, qui, séduit par l'appât du bon marché que leur fait l’Anglois, les entretient dans de très mauvaises dispositions pour nous.
Je fis appeler les plus considérés des négocians anglois, à qui j'intimai une sommation de se retirer dans leur pays avec tous leurs engagés, ainsy que je l’avois fait à ceux que j’avois rencontrés précédemment,
Ils répondirent, comme les autres, qu'ils le feroient, qu'ils sçavoient bien n'avoir aucun droit de commerce dans la Belle Rivière. Je leur ajoutai que leur gouvernement étoit borné par les montagnes et qu'ils ne doivent pas passer outre. [ls en convinrent. J'écrivis au Gouverneur de la Caroline, comme j'avois fait pour celui de Philadelphie,
Le 11 Aoust, les Sauvages vinrent me faire leur réponse. S'ils sont sincères, je crois que M. le Général en sera satisfait, mais il ya peu à compter sur les promesses de pareilles gens, d'autant mieux, comme je viens de dire, que leurs intérêts les engagent à voir de bon œil les
Anglois, qui leur donnent les marchandises à si bas pr
ix, qu’il y auroit lieu de penser que le Roy d'Angleterre ou la contrée supporte la perte, que les négocians font dans la vente de leurs marchandises pour s'attirer les nations. Il est vray Anglois ne sont pas à be
que les frais des aucoup près si considérables, que CEUX QUE nos négociants scroient obligés de faire par la dithi. culté des routes. Il est Pourtant certain que nous ne ramènerons jamais les nations, qu'en leur donnant les marchandises au même prix que l’'Anglois, La difficulté est d’en trouver les moyens.
Voicy les réponses que les Sauvages de Chiningué ont faites à la parole de M. Ie Général le 11 Aoust 1740 :