CÉLORON LES OBLIGE A TENIR CONSEIL CHEZ LUI
sentés et à tous les officiers. Après cette cérémonie, un chef
Chaouanon se leva et me complimenta sur mon arrivée. Je
lui dis que je leur parlerois, le lendemain, à ma tente, où j’
allumerois le feu du
rouVérneur, Ils me répondirent qu'ils avoient dans leur village une cab teroient, si je voulois m'y rend
ane de conseil, où ils écoure avec tous mes officiers, ce que j'avois à leur dire de Ja part de leur père Onontio. Je leur refusai, et leur dis que c'étoit à eux à venir chez moi entendre ce que j'avois à leur dire, et, étant m auroit été une grande imprudence d'aller Je tins ferme sur cet article et les amenai
al intentionnés, ça dans leur village, à mon point,
Is s’en retournèrent à leur village ; on posa les corps de garde, et les rondes, toute Ja nuit, furent faites très exactce- Ment par MM. les officiers. Il est à observer qu'à ce village, qui est composé de Chaouanons et d'Iroquois des Cinq Nations, il s'y est joint plus de trente hommes du Sault Saint- Louis, que le libertinage a fait retirer là. L’abondance de la chasse et Ie bon marché, que les Anglois leur font, sont des motifs bien séduisants pour eux. Le fils de Tenagakassin y est, ct jamais son père NY Moy n'avons pû le ramencr, Outre les gens du Sault Saint-Louis, il y en a du Lac des Deux Montagnes, des Loups, des Miamis et de presque toutes les nations des Pays d’en Haut. Tous ces adjoints ne valent pas mieux que les Chaouanons ct sont entièrement dévoués aux
Anglois,
Le 23, je les Envoyai avertir par M, de Joncaire de venir à mon camp pour entendre la parole de leur père. Ils refusèrent d'abord d’y venir, disant que c'étoit dans la cabane du Conseil qu'il falloit leur parler. Je répondis à cela que c’étoit aux enfans à venir trouver leur père, où il vouloit allumer