‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 621 sur 662 · LE FEU RALLUMÉ A KISKAKON · texte numérisé non relu

LE FEU RALLUMÉ A KISKAKON

Par un collier à la Demoiselle et un au Baril.

« Mes enfans, je viens de vous dire par ces branches de porcelaine que j'étcignois les feux que vous aviez allumés à la rivière à la Roche et à la rivière Blanche. Par ces colliers je vous lève de dessus vos nattes, et je vous prends par la main pour vous mencr à Kikakon, où je rallume votre feu et le rends plus solide que jamais. C’est dans cette terre, mes enfans, que vous jouirez d’une tranquillité parfaite ct où je serai, à chaque instant, à portée de vous donner des marques de mon amitié, c'est dans cette terre, mes enfans, que vous jouirez des douceurs de la vie, étant l'endroit où reposent les os de vos ancêtres et ceux de M. de Vincennes, que vous avez tant aimé et qui vous a loujours gouvernés de façon que les affaires estoient toujours bonnes. Si vous avez oublié les conseils qu'ils vous donnèsent, ces cendres vous en rappelleront la mémoire. Les os de vos anciens souffrent de votre éloignement, ayez pitié de ces morts qui vous redemandent dans votre village. Suivez avec vos femmes et vos enfans ; le chef, que je vous envoye, vous porte ma parole et allumera de nouveau votre feu à Kiskakon, de manière qu’il ne s'éteindra jamais. Je vous donnerai tous les secours que vous devez attendre de mon amitié, et songez, mes enfans, que je fais pour vous ce que je n'ai jamais fait pour aucune autre

nation. »

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