‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 620 sur 662 · ABANDON DE LA RIV, A LA ROCHE ET DE LA RIV, BLANCHE · texte numérisé non relu

ABANDON DE LA RIV, A LA ROCHE ET DE LA RIV, BLANCHE

minay à parler à la Demoiselle par le moyen d’un Iroquois qui parloit bien miamis. Je leur montrai de magnifiques présents de la part de M. le Général, pour les engager à revenir

à leur village et leur expliquai ses intentions en ces termes :

Paroles de M. le Général aux Miamis de la Demoiselle, establis à la Rivière à la Roche, et au Baril, establr à la rivière Blanche, portées par MT, de Céloron, le 17 Septembre 1749, par huit branches de porcelaine pour les deux villages.

« Mes enfants, la façon avec laquelle j'ai agi avec vous, malgré ce que vous avez fait aux François, ce que je vous avois donné pour faire subsister vos femmes et vos enfans, doit vous prouver l'attachement que j'ay pour vous et la droiture de mes sentiments. J'oublie ce que vous avez fait et je l'enterre dans le plus profond de la terre pour ne m'en plus ressouvenir, persuadé que vous n'avez rien fait qu'à l’instigation de gens dont la politique est de troubler la terre et de gâter l'esprit de ceux à qui ils les communiquent, et qui, profitant du malheureux ascendant que vous leur avez laissé prendre sur vous, vous font faire des fautes et vous engagent dans de mauvaises aflaires, sans qu'ils paroissent y avoir aucune part, afin de vous perdre auprès de moy. C'est pour vous éclairer que je vous envoye ma parole, écoutez-la bien et faites-y attention, mes enfans: c'est la parole d'un père qui vous aime et à qui vos intérêts sont chers. J'éteins par ces deux branches de porcelaine les deux feux que vous avez allumés depuis deux ans à la rivière à la Roche et à la rivière

Blanche, je les éteins de façon qu’il n'en paroisse sortir aucune étincelle, »

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