ILS RETOURNERONT A KISKAKON AU PRINTEMPS
qu'il y a de plus fort, et, si vous y manquez, craignez les ressentimens d'un père qui n’a que trop de raison d’être irrité contre vous et qui vous a offert le moyen de rentrer en grûce
auprès de lui. »
Réponse à ces paroles par la Demoiselle et le Baril.
«Mon père, nous serons fidèles à exécuter la parole que nous t'avons donnée; nous nous rendrons à la fin de l'hyver à notre ancienne cabane, et, sile Maître de la vie favorise notre chasse, nous espérons réparer nos fautes passées, Sois persuadé que nous ne parlons pas du bout des lèvres, mais du fond du cœur. Nous ne pouvons, pour le présent, retourner où tu veux nous mener, la saison est trop avancée. »
Le conseil fini, j'arrêtai quelques anciens pour tàcher de découvrir, si ce que l’on venoit de me dire étoit sincère. Comme je parlois avec ces Sauvages, qui m’assuroient que tous les deux villages reviendroient, le printemps, à Kiskakon et que ce qui les retenoit étoit de n'avoir point de cabanes de faites, où je voulois les conduire, et qu’en chassant dans l'hyver, ils se rapprocherotent de leur village et qu'ils y reviendroient absolument, Roy, que j'avois demandé à M. de
Raymond, arriva le 19. Je séjournai, pour tächer, par le moyen de Roy, de déterminer la Demoiselle avec quelques chefs pour revenir avec moy rallumer leurs feux et faire leurs nattes à Kiskakon. Je n’y pus réussir. [ls s'en tinrent toujours à dire et à assurer qu'ils reviendroient le printemps prochain.
Le 20, tout cstoit prèt pour notre départ; nous levâmes
notre camp. Après avoir fait brûler notre canot, dont nous
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