LE PIED FROID, DIT LA PROMESSE FAUSSE
ne pouvions faire le transport, nous nous mimes en marche
par terre, chacun portant ses vivres et son bagage, excepté avois procuré des chevaux et quelques hommes pour les porter. J
monde en quatre brig:
MM. ies officiers, à qui j’
avois disposé tout mon iles, dont chacune avoit un officier à la droite et un à Ja gauche; je conduisois Ja droite et M. de
Contrecœur la gauche. Nous n'avons mis que cinq jours et
demi à faire cette route, que l’on estime à cinquante lieues, Le 25, j'arrivai chez M. de Raymond, qui commande à Kiskakon ; je n'y restai que le temps qu'il me falloit pour acheter des vivres et des I
troit,
irogucs pour me rendre au Dé-
Le 26, je fis venir le Picd Froid, chef des Miamis établis à Kiskakon, et quelques autres considérés présence de M, Raymond et des ©
ce que j’avois dit au village de ] te)
à qui je répétai, en ficiers de nos détachemens, a Demoiselle et les réponses que j'en avois eues. Après les avoir écoutées avec be
aucoup d'attention, il se leva et me dit :
«Je souhaite de me tromper, mais je suis assez attaché aux François pour le dire, que la Demoiselle mentira. Tout Mon chagrin est d’être Je seul qui Vous aime, ct de voir toutes les nätions du Sud déch
contre les Francois, »