‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 91 sur 662 · LES MISSOURIS ATTAQUENT CAVELIER DE LA SAILT · texte numérisé non relu

LES MISSOURIS ATTAQUENT CAVELIER DE LA SAILT

tuèrent huit à coups de flèches et en blessèrent quatre ou cinq,

dont ledit Sagean estoit un, qui reçut au bras un coup de Le flesche empoisonnée, duquel il eut beaucoup de peine à guérir, Hlino ce qu'il fit enfin par la vertu de certaines herbes, que les Sau- vingts vages amis des François luy furent quérir. — Les Missouris UE eurent, de leur costé, 45 hommes de tués, en cette occasion, à se coups d'armes à feu, ce qui ne les rebuta pourtant pas, car ils ta di retournèrent à la charge le lendemain, mais ils trouvèrent les SEE François sur leurs gardes, au nombre de 120, qui leur tirèrent hi une vingtaine de coups d'arme à feu, ce qui les obligea de tr 68 reculer et de faire un signal pour parlementer. On envoya ses un homme de chaque costé; la paix s’ensuivit, au moyen % ne GL de la restitution de l'Hélène qui avoit causé cette guerre, et D les Missouris devinrent les meilleurs amis des François, qu'ils RRUD Jagean avoient pris d'abord pour des Espagnols, qui sont leurs enne- : mis irréconciliables. Ledit Sieur de La Salle et sa troupe à ns demeurèrent trois ou quatre mois avec lesdits Missouris, qui Ÿ es ne sçcavoient quelle chère leur faire pour se concilier leur : vi $ amitié ; ils appeloient ledit Sieur de La Salle Quitchimanitou, ë ps ut di

c'est-à-dire le fils de l'Esprit qui a tout fait', luy ayant vu

* : s È à our re faire brusler de l’eau de vie, qu'on leur fit accroire estre de F

A ; environ l'eau commune, en les menaçant de faire aussi brusler leurs |

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terres, leurs rivières et tout, s'ils rompoient leur intelligence à "

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avec les François. Enfin l'on se rembarqua, chargés de vivres

2 Ro tèrent d et de présens que firent ces Sauvages audit sieur de La Salle, nation,

qui, de son costé, donna deux fusils, dont l’un tiroit deux et tasch ascnd

coups, et de la poudre à leur chef, et celui-cy luy donna en

Sr : rent, en troc un diamant, qui a été estimé Sooo escus à Paris, à ce Rare qu'a ouy dire ledit Sagean.

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1. Cela marque qu'ils ont quelque idée d'un premier estre créateur du monde 0 quivont

cinq.

p de aérir, Sausouris ion, à car ils nt les rèrent sça de nvoya noyen rre, et , qu'ils enne-

troupe

monde

SAGEAN AUTORISÉ A AILER FAIRE DES DÉCOUVERTES. 00

Ledit sieur de La Salle et sa troupe s'en furent au pays des [llinois, autre nation sur le bord dudit fleuve, environ quatrevingts lieues plus haut, où ils establirent le fort Saint-Louis sur un islot adjacent de la grande terre, à laquelle on communique par le moyen d'un pont, qui se tire dans ledit fort. L'on fut six ou sept mois à bastir ce fort, avec l’ayde des Sauvages, après quoy ledit sieur de La Salle, en ayant laissé le commandement à M. de Tonty, gentilhomme françois, s'en retourna en Canada avec quinze hommes et le Père François, Récollect, en dessein de passer en France pour informer la Cour du progrès de sa descouverte et demander de nouveaux secours pour ja continuer. Il laissa audit fort le reste de son monde au nombre d'environ cent hommes, desquels estoit ledit sieur Sagean.

Quelque temps après il prit envie audit Sagean d'aller à la descouverte, et en ayant obtenu la permission dudit sieur de Tonty, il prit avec luy onze autres François et deux Sauvages Mahcgans (qu’on appelle aussi Loups, parce que Mahegan veut dire loup en leur langue). Ils prirent trois canots d’escorce pour remonter ledit fleuve de Mississipi, sur lequel, ayant fait environ deux cent cinquante lieues, ils trouvèrent un sault, qui les obligea de faire un portage d’environ six lieues, passé lequel ils se rembarquèrent sur le mesmefleuve, qu'ils remontèrent encore jusqu’à quarante lieues, sans trouver aucune nation, et, S'estant arrestés près d’un mois et demi à chasser et tascher de faire quelque nouvelle descouverte, ils trouvèrent, en chassant, une rivière à quatorze lieues de là qui couroit au Sud-Sud-Ouest, ce qui leur fit juger qu’elle alloit se rendre dans la mer du Sud, ayant son cours tout contraire à celles qui vont se rendre à la mer du Nord. Ils se résolurent d'v

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