PROCÉDÉ DE CLAUDE ET BALTHAZAUD
valeurs qui représente les molécules élaborées. On comprend, m etVel, que si les échanges moléculaires sont moindres au niveau des canalicules, S diminuera par rapport à A et inversement. Nous arrivons ainsi à trois formules :
AV
l» -p- représentant la diurèse moléculaire totale, dont la valeur à l'état
normal varie de 3000 à 4000 ; •2° y qui est la diurèse des molécules élaborées varie normalement de
3» g- indiquant le taux des échanges moléculaires se trouve compris entre 1,49 et 1,69.
La formule ^ varie dans le môme sens que — , ce qui a
permis à Claude et Balthazard de dresser la table suivante qui indique, lorsque les épithélinms du rein sont normaux, les
variations maxima de | qui correspondent aux variations de P
^' -JT = 6000 ^ ne dépasse pas la valeur 2,20
1000 . . i-yo
Si le rapport ^ est plus élevé que ne l'iiidiqucnt ces chillres, on peut en conclure qu'il existe un certain degré d'insuffisance
vnl.| '"^1°"^ mudili.Vs |uu- Cl.-u„lo et lîalIliM- ^i.< rians leur travail ,lu Journal ,1e plu,sioloç,ie el ,/e palholoc/ie ,/enerale, \'.m,
rn.-.inn^ '"'^ '■■'""■'■'^^ S'Jnt plus élevés .p.o ceux donnés .•intérieurement pur les iiK nies ailleurs.
rénale. C'est ainsi que, dans le cours des néphrites, les échanges moléculaires se font moins bien, et la valeur de S diminue, ce
qui a pour conséquence d'augmenter le rapport ^ qui devient
trop élevé. La même diminution de la valeur S existe lorsqu'il
y a polyurie, mais, comme la valeur — diminue elle aussi, le
rapport - n'est pas modifié, à moins d'altérations rénales.
Lorsqu'on est un peu familiarisé avec ces formules, on les voit moins compliquées qu'elles ne paraissent de prime abord; elles sont cliniquement applicables, et nous devons nous demander quelle en est la valeur pratique.
D'après Claude et Balthazard, on peut aisément distinguer dans les formules cryoscopiques l'insuffisance cardiaque de l'insuffisance rénale.
insuffisance imjocardique, lorsque le rein est sain, se caractérise :
1° Par une faible valeur de ^ indiquant la diminution de
la diurèse moléculaire totale, due au ralentissement de la circulation rénale ;
2" Une faible valeur de ^ traduisant l'intégrité des épithé-
liums du rein (fig. 2).
Au sujet de Vinsuffisance rénale^ voici ce que disent Claude
et Balthazard : « La loi limite des valeurs ^ nous paraît suffisam-
ment vraie dans la grande majorité des cas pour permettre d'affirmer l'existence de l'insuffisance rénale, mais encore faut-il s'entendre sur le terme insuffisance. Nous donnons à. ce dernier l'extension la plus grande. Nous pensons qu'on peut dire qu'il y a insuffisance toutes les fois que la proportionnalité constatée av SV
entre les valeurs "p" "p" ^ l'état normal n'est plus constatée. L'insuffisance est alors synonyme de modification fonctionnelle,