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ALOARHAN. — Exploration rénale. 11

dorsale à sa partie supérieure n'influence pas la glycosurie phloridzique tandis qu'elle empêche l'apparition du diabète après extirpation du pancréas en mettant obstacle à la production du sucre dans le foie. Les expériences de von Mering' et de Langendorff ^ démontrent d'ailleurs que l'action du foie n'est pas nécessaire à la production de la glycosurie phloridzique : le premier de ces auteurs extirpe le foie chez des oies, le second chez des o-renouilles, et tous deux ont vu la glycosurie se produire malgré cette mutilation.

Les expériences de Pavy, Brodie et Siau^- ont démontré que lorsqu'on extirpe chez le chien tous les viscères abdominaux, les reins exceptés, la quantité du sucre normalement contenu dans le sang diminue. Si on injecte de la phloridzine à des chiens ainsi éviscérés, on observe la même diminution dans la quantité de sucre du sang et, en même temps, une glycosurie importante. Cette expérience démontre le mal fondé des théories hépatiques et pancréatiques et elle démontre encore, contrairement à lopinion de von Mehring, que le sucre trouvé dans l'urine ne vient pas du sang.

La théorie rénale de la glycosurie phloridzique s'appuie sur

des bases solides.

1° Levene* a démontré que le sang de la veine rénale contient plus de sucre que celui de l'artère pendant la glycosurie phloridzique. Lépine fait observer que la difficulté des dosages du sucre dans le sang ne permet pas d'accorder toute confiance à ces expériences ;

2° Minkowski " a extirpé les reins à deux chiens après leui' avoir injecté de la phloridzine et il n'a pas constaté d'hyperglycémie ; le même fait a été constaté par Schabad ' après ligature

■ 1. Von Mebino. Ueber Diabètes mellitus. Zeitsch. f. klin. Medicin.. p. 405, 11

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