‹ Exploration des fonctions rénalesChapitre 96 sur 156 · REIN · texte numérisé non relu

REIN

TOTAL de l'urine

d'urine retirée

droit

gauche

des deux reins

Chien N" 11

cent, cubes

cent, cubes

cent, cubes

cent, cubes

l"s l Hein droit. .

2 heures. ) Rein gfiuclic.

2''s ( Rein droit. .

2 heures. / Rein gauche.

3" ( Rein droit. .

2 heures ) Rein Efauchc.

4" ( Rein droit. .

2 heures, l Rein gauche.

5«8 { Rein droit. .

2 heures. ( Rein gauclie.

6« ( Rein droit. .

2 heures, j Rein gauche.

Recherches sur l'homme malade.

Nous avons entrepris des recherches analogues à celles qui viennent d'être exposées en recueillant les urines par le catliétérisme urétéral et par la séparation intravésicale de l'urine.

1° Cathéléinsme uréléral. — D'après le résultat des très nombreux cathétéi^ismes urétéraux que nous avons pratiqués dans les différentes affections rénales, nous croyons que l'oligurie très accentuée s'observe très rarement, et que, presque toujours, elle est de courte durée. La polyurie abondanle ne nous paraît pas non plus très fréquente; elle est, en tout cas, beaucoup plus rare que ne le dit Kapsammer.

La quantité d'urine sécrétée par les reins varie normalement, sans exploration d'aucune sorte, dans des limites si étendues, dans les différents moments de la journée, qu'il est impossible de fixer une moyenne de sécrétion par demi-heure ou par heure; il est encore plus arbitraire de dire que chaque rein fournit en

ÉTUDE DES URINES SÉPARÉES DES DEUX REINS

moyenne un demi-centimètre cube d'urine par minute. Par cettel considération, lorsqu'on ne mesure la quantité d'urine que pen-1 dant une heure ou deux, et que pour connaître la quantité dea vingt-quatre heures on se limite à un simple calcul, nous no pouvons considérer qu'il y a polyurie évidente que lorsque, dans les vingt-quatre heures, la quantité aurait dépassé, au moins, 2 litres.

Dans le tableau ci-joint, nous avons réuni celles de nos observations, au nombre de 28, dans lesquelles la quantité des urines des deux reins a été exactement notée en même temps que la durée de l'examen. Sur 28 cas, nous trouvons :

Polyurie dépassant 2.000 centimètres cubes .... 8 cas. Oligurie au-dessous de 900 centimètres cubes ... 2 —

La polyurie ne dépassait 2 litres que dans 8 cas. Parmi ces S malades, il eu est 2 (obs. 76 et 114) chez qui la polyurie doit être attribuée à ce qu'une rétention rénale a été d'abord vidée par la sonde urétérale; nous avons insisté ailleurs • sur ce fait que, lorsqu'une rétention rénale se vide spontanément ou artificiellement, le rein malade et le rein sain sécrètent rapidement une grande quantité d'urine. Déduction faite de ces 2 malades, il nous reste 6 polyuriques, dont 2 (n" 12 et n° 7S) étaient, avant le cathétérisme urétéral, des polyuriques. Nous arrivons ainsi, sur 24 malades examinés, à en trouver 4, soit 15 p. 100, chez lesquels le calhétérisme urétéral paraît avoir déterminé une certaine polyurie variant (par rapport aux vingtquatre heures) de 2.500 à 4.800 centimètres cubes.

Nous sommes loin des énormes et fréquentes polyuries observées par Kapsammer, et nous nous demandons si les malades observés par cet auteur n'avaient pas absorbé de grandes quantités de liquide : dans ces conditions, en elTet, la polyurie peut être considérable, comme le démontreront plus loin les courbes de polyurie expérimentale.

1. Albauran. Pliysiologlc patliologi.qnc de l'augmentation de volume du reiu et de la polyurie dans les crises d'hydronéphrose intermittente, Associalioii française d'urologie, 1896, p. 27.

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