SOCIÉTÉ DE GÉOGRAPHIE
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Le 2 avril dernier, une terrible nouvelle, venue du sud de nos possessions algériennes, se répandait tout à coup dans le public et y causait une douloureuse émotion : la mission FlaUers était anéantie. Ce fut une pénible et cruelle surprise, car peu de jours auparavant, des lettres rassurantes, parties du Sahara, nous donnaient sur le succès de nos compatriotes, les plus légitimes espérances. On connaissait, il est vrai, une partie des dangers qui les menaçaient, et ce sentiment à lui seul était assez puissant pour donner aussitôt au bruit qui les concernait, une apparence de certitude. Bientôt, le doute ne fut plus permis et le désastre qui les avait frappés, apparut alors dans son implacable réalité.
Un cri de douleur y répondit de tous côtés. C'était la première fois, depuis la funeste épreuve de nos revers, que le sang français coulait de nouveau, sous les coups d'un ennemi acharné.
Le colonel Flatters et ses nobles compagnons venaient en effet de laisser leurs vies dans le désert saharien, victimes à la fois de la trahison, du fanatisme religieux et de la barbarie. Des circonstances épouvantables ont fait dÈ leurs