‹ Exploration du Sahara: Les Touâreg du nord;Chapitre 36 sur 139 · ÉchantUlon n · texte numérisé non relu

ÉchantUlon n

rieur, avec coloration brune ferrugineuse à la surfaoe; rînférieure, composée d'un grès grossier, siliceux, de couleur jaune sale*.

Ce ravin conduit directement à Titerhsîn. Dans sa partie haute, il porte le nom d*In-Akhkh; dans sa partie basse, celui de Timsennanîn.

Au confluent de l'Ouâdi-Tiferghasln dans Timsennanîn, je trouve une pierre roulée*, noire, à grain très-fin, lourde, qui, à Texamen, a été reconnue être du fer oligiste de la plus grande richesse.

Timsennanîn est séparé du bas de la vallée par une dépression du nom de Takhôba, au delà de laquelle on entre sur un terrain plus élevé, couvert de blocs de grès de formes accidentées ; après quoi on descend par une pente insensible dans le fond de la vallée.

Sur la rive gauche de Touàdi, à peu de distance de la route, est une petite ligne de sable, encore appelée Azekka-n-Bôdelkha, dernier vestige d'une chaîne de dunes dont j'ai déjà parlé (voir page 42) et qui tend à se reconstituer.

La vallée de Tîterhsîn, à fond alluvionnaire, est à l'extrémité orientale du Tasîli ce que la vallée des Igharghâren est à son versant Nord, c'est-à-dire le réceptacle des eaux pluviales qui, avec celles venant de l'Ouest de la plaine de Tâyta, vont se perdre dans les dunes d'Edeyen. Avant l'obstacle apporté par les sables, toutes ces eaux se réunissaient à celles des Igharghâren pour aller grossir l'Igharghar. Elles doivent s'y rendre encore, mais souterrainement.

La vallée de Tîterhsîn cesse d'avoir un bassin tracé à partir de sa sortie des montagnes ; de là jusqu'aux dunes, elle offre l'aspect d'une vaste plaine de sable.

Malgré le rôle hydraulique qu'elle joue, on n'y trouve de puits qu'à Tàdjenoût, au pied des dunes et à Tarz-Oûlli, dans la vallée. Ce dernier est comblé. Après les grandes pluies, il est vrai, il existe dans le lit de la rivière un endroit appelé Amezzien, où l'eau s'accumule et forme un rhedîr qui persiste pendant deux ans.

En tout temps, les sources de Tihôbar, dans l'Ouâdi-Taouezzak, affluent de llterhsîn, suffisent aux besoins des voyageurs.

Pràs de ces sources sont des cultures de blé.

Sur les rives desséchées du redhîr d' Amezzien, je trouve des

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coquilles d'eau stagnante, mortes depuis longtemps, et qui ont été reconnues par M. Deshayes pour être la physa contorta (Michaud) et la bithinia dupoUHana (Forbes).

F. — Vallée d'Ouaràret.

Cette vallée porte communément et indistinctement les deux noms d'Ouarâret et d'Aghelâd.

Ouarâret est le nom particulier du principal ouâdi de la vallée.

Aghelâd signifle passage. En effet, la vallée est un vaste couloir entre le Tasili et ridînen , par lequel passe la grande route de Ghadâmès à Rhât.

A 7 kilomètres de Tarz-Oûllî , on remarque sur le rebord rocheux du Tasîli le mont Télout, entièrement isolé aujourd'hui, mais dont la constitution est tout à fait semblable à celle du Tasili dont il semble détaché.

A quelques kilomètres, à gauche, en entrant dans la vallée, au sortir de llterhsîn, on aperçoit un petit plateau allant de l'Ouest à l'Est, du nom de Tizoûl (même racine que tazôli, fer). La couleur de la roche me paraît, de loin, noirâtre avec des nuances jaunes. Je ne tarde pas à être fixé sur la nature de sa formation.

En effet, à 20 kilomètres de Tarz-Oûllî, je trouve les puits artésiens d'Ibanâren, nouvellement curés, et, autour de ces puits, provenant des déblais, des dépôts de §ables ocreux, contenant des débris végétaux, mai^ surtout remarquables par la quantité de fer qu'ils renferment *.

Ces puits, au nombre d'une dizaine environ^ ont été creusés à la façon de ceux de l'Ouàd-Rîgh et, comme eux, donnent des eaux jailli^antes servant à l'irrigation des terres voisines, au moye» de canaux et de réservoirs en maçonnerie.

Le 12 mars 1861, jour où je rencontrai ces puits, la température des eaux était de 2k^k au fond des bassins, celle de l'air extérieur étant de 8**. Je dois -ajouter que les outres contenant nos provisions d'eau avaient gelé dans la nuit du 11 au 12 et dans les deux précédentes.

La profondeur moyenne des puits est de 1» 50 à 2 mètres envi-

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