Échantillon n
ron. Leurs orifices sont entourés de branchages pour éviter que les animaux y puissent tomber; c'est pourquoi, sans doute, les déblais provenant du curage contiennent des matières végétales.
La vallée qui conduit à Rhàt a kk kilomètres de longueur, sur une largeur moyenne de 7. Sa direction générale est Nord et Sud.
Dans la vallée est une source, celle de Tinoûhaouen, appartenant à une dame de Rhât et exploitée pour l'irrigation.
Cette source, connue des anciens Touareg, avait depuis longtemps disparu sous des masses de sables; on l'avait déblayée en
Le sol de cette vallée, là où il n'est pas recouvert par des sables, est composé d'argiles roses, micacées, tantôt terreuses *, tantôt schisteuses*, qui se montrent sous forme de veines.
Les parties les plus basses de ces veines sont sillonnées d'affleurements d'alun qu'on exploite'.
Sous les grès quartzites des berges de la vallée, sont des grès micacés*, rougeâtres, très-fins et très-compacts, lamelles, se détachant en couches de 8 à 9 millimètres d'épaisseur.
Le mont Idînen, qui marque le côté oriental de la vallée d'Ouaràret, est réputé par les indigènes être le séjour mystérieux d'esprits surnaturels, Idinm, d'où lui est venu son nom.
La forme d'Idînen est celle d'un fer à cheval, du centre duquel part un ravin aboutissant au Tanezzoûft. M. le docteur Barth, qui a visité ce mont, s'exprime ainsi sur sa nature: « J'atteignis enfin la crête qui s'élève semblable à une muraille au sommet de la côte. Je constatai que ce massif se composait généralement de couches horizontales de marne reposant sur un lit de pierres calcaires ; sur le versant, je découvris un vaste chaos de blocs de rochers tombés du haut de la montagne, n
Rhât est adossée à une chaîne de collines peu importantes qui portent le nom de Koukkoûmen.
Autour de Rhât, on retrouve la terre végétale des oasis, légèrement sablonneuse et arrosée par de nombreuses sources qui sourdent de tous les points.
L Échantillon n^ 31.
IIP SECTION.
DE tITERHSIpI a ZOtiLA.
Cet itinéraire géologique comprendra les divisions suivantes :
A. — Passage de TAkàkoûs, entre Tîterhsîn et Serdélès;
B. — Désert de Tàyta, entre Serdélès et Oubâri ;
€. — Parcours de rOuàdi-Lajâl, entre Oubâri et le plateau de Mourzouk ;
Z). — Dunes d'Edeyen ;
E. — Hamâda de Mourzouk ;
F. — Dépression d'El-Hofra ;
G. — Cherguîya;
H. — Massif du Hâroûdj.
A. — De Titerhstn à Serdélès.
La distance entre ces deux points est de 80 kilomètres.
Jusqu'à rOuâdi-Tanezzoûft, qui vient de Rhât et dont la vallée sépare le plateau d'Idînen de la chaîne de TAkàkoûs, la route ne traverse guère que des sables et quelques petits plateaux pierreux entre des dunes de sables.
AAmarhîdet, je retrouve les argiles schisteuses* de la vallée d'Ouarâret, avec des colorations qui varient du rouge lie de vin au blanc pur en passant par les nuances intermédiaires du violet, du rose et du jaune, suivant les diverses stratifications.
Au delà du Tanezzoûft est le passage de TAkâkoûs, d'abord par nn plateau inégal, ensuite par un dédale de collines, de pitons et de ravins successivement échelonnés dans le plus grand désordre.
Sur un parcours de l\ kilomètres, la roche est nue, sans végétation et composée d'un grès fin, micacé, de couleur rosée, stratifié, trèssolide *.