‹ Exploration du Sahara: Les Touâreg du nord;Chapitre 40 sur 139 · EchantiUon n° il · texte numérisé non relu

EchantiUon n° il

dans le désert de TAyta. Elle est appelée Aghelâd par les Arabes et Alfao par les Touareg*.

« Des deux côtés de Tétroit passage , dit le célèbre voyageur, s'élevaient à une hauteur de cent pieds , des murailles de rochers à pic, composées d'énormes couches de marne et de grès , qui se rapprochaient quelquefois au point de ne plus laisser entre elles qu'un espace de six pieds. »

A sa sortie du défilé, M. le docteur Barth a trouvé le sol du désert aride, couvert de grès et de pierres calcaires.

Sous le même méridien, à 33 kilomètres dans le Nord, le sol se présenta à moi sous forme d'une terre rougeâlre et tendre, mais toujours recouvert de graviers et de pierres.

Plus on se rapproche de l'Amsâk, plus le plateau, tout en conservant ses caractères généraux, est jonché de pierres détachées, de grès ordinaire.

Au pied d'un des nombreux caps de l'Amsâk, apparaît une profonde caverne , avec une ouverture assez large pour donner passage à un chameau ; cette caverne est une ancienne carrière de pierres meulière*s, appelée Ouideréren (les meules).

Sur un autre point, nommé lln-Aboûnda, surgissent des affleurements de calcaire blanc détérioré.

Avant l'arrivée à Tîn-Aboûnda, le désert perd son aspect désolé: à un sol nu, aride, sans végétation, sans eau, succède une forêt de gommiers, celle dite d'Oubâri, qui sépare le désert de Tà^Oa des nombreuse^ oasis de l'Ouàdi-Lajàl.

Deux puits, celui d'Essàniet et d'In-Tafarat, peu éloignés l'un de l'autre, témoignent aussi que la nature du sol a changé.

Le puits d'In-Tafarat, d'une profondeur de 4" 50, est creusé dans une terre ocreuse.

La pente générale du désert de Tâyta est du Sud-Est au Nord- Ouest. Toutes les eaux des versants de l'Amsâk, après avoir traversé la plaine de Tâyta dans des dépressions à peine marquées, vont se perdre dans les dunes d'Edeyen.

Le plateau sur lequel s'élève la forêt de gommiers est le point de partage des eaux entre le bassin de Tâyta et celui de l'Ouàdi- Lajâl.

i. Mais ces deux noms sont de la langue temâhaq.

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