‹ Exploration du Sahara: Les Touâreg du nord;Chapitre 39 sur 139 · Échantillon n · texte numérisé non relu

Échantillon n

et l'autre sont employées aux irrigations. Les puits son particulièrement affectés à l'arrosage des palmiers.

A h kilomètres au Nord-Ouest, avant d'arriver au château de Serdélès, on trouve la source de l'alun, Tîn-Azârif, près de laquelle,' en effet, de beaux affleurements d'alun blanc* me permettent d'en faire provision.

B. --Désert de Tâyta.

Dès la sortie du bassin de l'Ouâdi-Serdélès, on entre sur un terrain plus élevé, à gradins successifs, le tout de la plus grande aridité et recouvert de grès noirâtres. Bientôt on atteint une plaine unie, de gravier solide; c'est le commencement du désert de Tâyta qui présente une formation géologique nouvelle; ici, de grandes parlies calcaires qui m'ont paru dolomitiques , sur et dans une pâte de grès avec laquelle elles forment corps ; là, des pierres détachées, d'un calcaire gris compact à grain très-fm*; ailleurs, des rognons d'un conglomérat composé de grains quartzeux blancs réunis par une pâte rouge complètement siliceuse^; à droite, du gravier pur; à gauche, une terre rougeâtre tendre, avec ou sans gravier; enfin, une roche composée de divers .éléments : dolomies, quartz, silex, agglomérés ou plutôt fondus les uns dans les autres.

Le désert de Tâyta occupe l'espace compris entre le.s chaînes de l'Akàkoùs et de l'Âmsâk, les oasis de l'Ouâdi-Lajâl, les dunes d'Edeyen et la plaine des Igharghâren.

Sur toute son étendue la végétation est nulle. Sa largeur, entre l'Akàkoùs et l'Amsâk, c'est-à-dire de l'Ouest à l'Est, est de 65 kilomètres, et sa longueur, du Nord au Sud, est de 160.'

Ma route coupe ce désert dans sa plus grande largeur, en me rapprochant du coude de l'Amsâk et en m'éloignant des dunes d'Edeyen.

J'aperçois de loin, dans le Sud-Est, la coupure de l'Amsâk, que M. le docteur Barth a traversée pour passer de l'Ouâdi - Aberdjoûch

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