Échantillon n
ger ; aussi, tjomme en mer, leur présence signale-t-elle le vdsinage d'une terre habitable.
Une tranchée, profondément creusée dans le roc, permit à MM. Barth et Overweg de constater la formation géologique de ce plateau. *
« La ma§se générale des pierres de l'escarpement, dit le docteur fiarth, se compose de grès que Ton prendrait, au premier abord, pour du basalte, à cause de la surface complètement noire qu'elles offrent, ainsi que des blocs détachés qui gisent à leur pied.
« Au dessus de cet immense lit de grès, recouvert à certains endroits d'une couche d'argile mêlée de gypse, reposait une autre couche de marne au-dessus de laquelle se trouvait une croûte supérieure de calcaire et de silice. »
Les renseignements particuliers qui m'ont été donnés par les indigènes me permettent d'ajouter que le niveau uniformément plat de la hamâda n'est interrompu que par quelques dunes, des goûr et de légères dépressions.
M. Francesco Busettil, officier de santé de la garnison de Mourzouk, qui a parcouru la hamàda, m'a remis plusieurs fossiles trouvés sur sa route, entre autres :
1® Vostrea larva^ (Lamk), de l'étage sénonien ded'Orbigny, de la craie blanche à silex, de la craie de Maëstricht ;
2° Une osirea*, du groupe de Vostrea frons, du terrain crétacé sénonien, dont une identique a été trouvée par M. Hébert, à Aubeterre (Charente), mais qui n'est pas encore décrite;
3<> Des baguettes d'oursins'* qui devaient être énormes;
4"* Plusieurs coquilles univalves* indéterminables;
5® Enfin une concrétion curieuse * qui ressemble à l'agate.
Quand on constate l'état actuel de ce désert, nu, aride, sans eau, on se demande comment les armées romaines ont pu le traverser à une époque où le chameau n'était pas encore introduit dans le pays; car l'assiette des ruines romaines sur cette route, à l'exclusion de