CHAPITRE V
MÉTÉOROLOGIE
Hérodote nous fait connaître (livre IV, §§ 173, 184 et 185) ce qu'était, il y a deux mille trois cents ans, le climat du pays qu'embrasse mon exploration. Voici ce qu'il en dit :
Température : « Les Atarantes maudissent le soleil qui passe au- « dessus de leur tête et lui adressent toutes sortes d'outrages, parce « que sa chaleur consume les hommes et la contrée.
Vents : u Le souffle de Notus (S.-E.) dessécha tout ce qui conle- « nait de Teau. D'après les Libyens, les Psylles marchèrent en armes « contre Notus. Or, quand ils arrivèrent au désert de sable, Notus « souffla de plus belle et les ensevelit tous.
EauXy pluies : « Le pays est désert, sans eau, sans bétes fauves, « sans pluies, sans arbres ; on n'y trouve nulle humidité. »
Les observations que j'ai faites pendant les trois cent dix jours consacrés à l'étude de la région qu'Hérodote appelle le désert de Libye permettront d'apprécier quelles modifications le temps a apportées au climat de ce pays.
Pour ne pas abuser de la patience du lecteur, je limite le tableau ci-après au pays des Touareg et à une gbservation quotidienne ou locale (total : 330 observ.), me réservant de publier dans un recueil spécial l'ensemble de toutes celles faites pendant les vingt-neuf mois de mon voyage.
Quant aux diverses séries d'observations qui n'ont pu trouver place dans ce tableau, je les résume à la suite.
MÉTÉOROLOGIE
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