‹ Exploration du Sahara: Les Touâreg du nord;Chapitre 52 sur 139 · CONCLUSION GÉOLOGIQUE · texte numérisé non relu

CONCLUSION GÉOLOGIQUE

J'ai donné à ce chapitre un développement considérable , sans craindre môme de suppléer à l'investigation personnelle par de nombreux renseignements glanés ça et là auprès des indigènes ou dans les travaux de mes devanciers, parce qu'il m'a semblé important de fixer d'une manière plus nette l'opinion sur la constitution géologique de la partie centrale du Sahara, la moins connue jusqu'à ce jour.

Désormais des faits importants me paraissent acquis à la science:

Jusqu'au versant Nord des montagnes des Touareg, la nature du sol reste la même , sans changements appréciables , et nous présente toujours le terrain crétacé comme au Sud de l'Algérie , de la Tunisie et dans la Tripolitaïne.

Dans la montagne apparaissent des terrains paléozoîques reconnus d'abord par le docteur Overweg sous le versant occidental du plateau de Mourzouk , puis par M. Ismayl-Boû-Derba dans le Tasîli du Nord, et enfin par moi, au pied de l'Akâkoûs, en un point inteifnédiaire aux gisements précédents.

Désormais, la production, la circulation, l'amoncellement des sables sont circonscrits dans les limites que la nature leur a assignée s, et la comparaison du Sahara à une peau de panthère, faite par Strabon, cesse d'être le dernier mot de nos connaissances sur des oasis disséminées dans un désert de sables.

Enfin nous savons qne le soulèvement du Tasîli et du Ahaggâr, et

probablement des plateaux secondaires qui en dépendent, est dû à une action volcanique définie , comme le Djebel-Nefoûsa , la Soda , le Hàroûdj et le massif d*Aïr.

Ces connaissances sommaires ont besoin d'être complétées, cela est certain; mais en attendant, nous avons la satisfaction d'être arrivé à un résultat qui nous permet de contrôler les récits fort obscurs des anciens sur une contrée qui a excité la curiosité du monde depuis l'antiquité.

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