‹ Exploration du Sahara: Les Touâreg du nord;Chapitre 93 sur 139 · PLANTES INDÉTERMINÉES · texte numérisé non relu

PLANTES INDÉTERMINÉES

Aucun échantillon des plantes suivantes n*a été rapporté : par conséquent , la détermination scientifique de ces espèces n'a pu être faite.

PLANTES DE HAMADA.

GoçBYBA {arahe)\ Tikamayt {temàhaq).

Entre El-Ouàd et Ghadamès; indiquée aussi dans le Ahagg&r.

Cette plante fourragère est incontestablement une Graminée.

BsnESMOUN {arabe).

Entre Ghadamès et Rh&t.

Probablement un Hypericum, Beresmoun est, en effet, le nom que les indigènes du Tell donnent au Millepertuis officinaL

'AcGÂYA {arabe)\ Tabelkost {temâhaq).

Trouvé dans le Fezz&n. Indiqué aussi dans le Ahaggâr et au Touàt Techt-edh-dheba* {arabe).

L'échantillon de mon herbier, après trois années de voyage, est arrivé dans un état qui n'a pas permis de le déterminer. Heureusement, c'est le seul.

KhorIdu {arabe).

Reconnu entre Ghadamès et Rhàt.

SED?iA (arabe).

Reconnu entre Ghadàmès et Rh&t.

GoEçoB (arabe); Tisekdjelt (temâhaq).

Roseau à canne trouvé autour des sources. Commun au Fezzàn, au Soudan et dans les montagnes des Touareg.

Probablement le Phragniites communis Trin. ou une espèce voisine.

Gdeçob (arabe)\ Alemès (temàhaq).

Trouvé comme le précédent autour des sources.

Plus grand et plus fort que le tisenguelt, probablement VArundo donax.

Ces deux roseaux me sont indiqués comme existant sur plusieurs points du territoire des Touareg.

Comme dans le Tell, ils servent à dresser les murailles et les toitures des cabanes. Les serfs en font des manches de ligne ; les nègres et les bergers, des chalumeaux.

La tabatière à priser des Touareg consiste en un tube de ces roseaux, plus ou moins couvert de dessins ou d*inscriptions en langue temâhaq.

Fers (arabe et temâhaq).

Reconnu en plusieurs points de ma route.

Assimilé à une Anabasis,

Nota : Les neuf plantes indéterminées qui précèdent ont été reconnues par moi, et leurs stations sont indiquées dans mon journal de voyage : celles qui suivent me sont connues seulement par les renseignements des indigènes.

PLAXTES DE MOXTAGNES,

TaroCt (temâhaq).

Thuya articulé? Thuya articulata Desf.?

Forôt sur le versant Sud du Tasîli , entre Rhât et Djànet. Échantillon de planche rapporté.

La forêt qui produit cette essence paraît considérable, car tous les bois employés dans les constructions de Rhât et de Djànet en proviennent.

Les dimensions des planches, la couleur, la finesse et la solidité du bois, rappellent celles du thuya.

Le nom de taroût, forme berbérisée du mot 'ar'ar, employé dans le Tell pour désigner le Tliuya arliculata, m'engage à identifier, provisoirement, le taroùtdes Touareg avec V'afar des Arabes.

Cet arbre fournit une résine, du' nom de tighanglierl , qui est employée pour rendre sonores les cordes des rebàza ou violons du pays.

On en extrait du goudron.

Ces deux faits viennent à l'appui de Tidentification du taroût avec le Thuya arliculata.

D'après les indigènes, quelques sujets atteignent 24 coudées de circonférence.

Cet arbre commence à se montrer à Tarharha, dans le haut de rOuâdi-Tarât, et à Eriey, dans le haut de TOuàdi de Rhàt.

YÂBNOûs {temàhaq).

Grand arbre, probablement Vèbènier, auquel on assigne comme station plusieurs points du mont Ahaggâr.

Jusqu'à ce jour, le bois d'ébène n'avait été fourni au commerce que par des plaqueminiers originaires de l'Inde et de l'Amérique du Sud. D'après M. le docteur Barth, l'ébénier aurait été rencontré par lui sur son parcours de Kanô à Timbouktou, dans le bassin du Niger, mais il n'indique pas le nom botanique de l'espèce.

Le Cheikh Mohammed-et-Toûnsi, dans son Voyage au Darfour, dit que les Fôriens reçoivent l'ébène du Dàr-Fertît.

« Ce qu'on appelle l'ébène, dit-il, est le bois d'un arbre de « grandeur moyenne, dont l'écorce est d'un vert foncé. Lorsqu'on u Tenlève, on met à découvert un bois noirâtre qui, par la dessicca- « tion, acquiert une nuance plus franche et plus noire. La plus « belle ébène, ajoute-t-il, est celle qu'on retire des racines. »

Mohammed-et-Toùnsi , si scrupuleux pour indiquer le nom indigène de toutes les plantes signalées par lui , ne donne pas celui de l'ébénier, ou plutôt le traducteur n'aura pas jugé nécessaire de mettre yabnoàs à côté du mot ébénier, ces deux noms étant les mêmes.

La synonymie du nom, la découverte de l'ébénier plus au Sud, la coloration en noir du bois, sa dureté et sa finesse, l'emploi qui en

est fait, permettent de penser que le yabnoûs du mont Oudân (prolongement Nord du Ahaggâr) est Tébénier.

Le bois de cet arbre est principalement employé pour faire des hampes de lance et des manches de poignards.

Le yabnoûs n'existerait pas seulement dans le Ahaggâr; on le trouverait encore sur le Tasîli, mais toujours isolé et jamais en massifs.

À LEO {temàhaq).

Grand arbre , dit-on , en tout semblable à l'olivier, à l'exception que son fruit n'est pas une olive. Il se montre par petits groupes dans quelques stations du Ahaggâr.

Je suis d'autant plus disposé à identifier l'aleo au Phyllirxa que, d'après le rapport de Valentin Ferdinand, lephyllirœa existerait dans une île au Sud de celle d'Arguin sur la côte de l'Océan.

Rien d'étonnant, d'ailleurs, de trouver cet arbre là où vivent le thuya et le laurier rose. L'altitude explique la présence de ces arbres dans ces sta^Jons méridionales.

NbRION 0L8ANDBR L.

Defla {arabe); Elel {temâhaq).

En quelques points, sur les rives des ouâdi.

Le delfa est trop facile à reconnaître pour que des Touareg, ayant beaucoup voyagé, puissent se tromper en assimilant Velel de leur pays au Nerion si caractéristique des berges des ouâdi du Tell.

ël-iat!m (arabe); âdjâr {temâhaq).

Grand arbre, sans épines, unisexuel, à fruits petits qui n'appellent pas l'attention. L'arbre mâle se dit adjâr; l'arbre femelle se dit tâdjarl; ce dernier est toujours moins développé que le mâle.

Les Touareg recommandent de ne pas le confondre avec Vagâr du Tasîli dont j'ai récolté un échantillon et qui a été reconnu être le Mœrua rigida.

Les deux noms s'écrivent d'ailleurs avec une orthographe différente.

Cet arbre est commun dans le Ahaggâr; il se montre quelquefois sur les points les plus élevés du Tasîli.

On l'exploite comme l'ébénier pour la monture des armes. Son bois est couleur marron, fin, léger et souple.

IsARHÉR {temâhcKi),

L'isarhêr, disent les Touareg, appartient à la même famille que le tamât et le talha {Acacia Arabica) ^ mais il ne peut pas être confondu avec cette espèce, parce que, vivant ensemble sur les flancs du Ahaggâr, leurs caractères distinctifs sont trop faciles à constater.

Les Arabes donnent à Tisarbôr le nom de talhfi.

Kl NBA (temàhaq).

D'après les Touareg, le kînba est une variété d*acacia (talha) qui croît plutôt en gaulis qu'en arbre, très-commun dans le pays d'Aïr, mais qu'on trouve aussi dans le Tasîli et le Ahaggâr et dont les gaules sont employées, concurremment avec les branches du Mœrua rigida, à faire les hampes des javelots et des lances.

El-bergou (arabe); Ekaywod {temàhaq).

Roseau, le même que celui du Niger, produisant une sorte de miel. Il croît autour des sources et des mares.

ÀMATELTEL {Umâhaq),

Plante grasse grimpante.

KerhAyet-edh-dhIb (arabe); Tâhert-n-abeggui (temàhaq).

Plante à fruits en forme de grappe de raisin. Les Arabes de l'Algérie donnent le nom de kermâyet-edh-dhîb (petites figues de chakal ) au Solarium nigrum.

Mtrtus commcms.

Rehàn (arabe).

D'après les Touareg, le myrte existe en assez grande quantité sur le plateau de Tâderart dans TAkâkoûs.

Gaota (fessanien),

A Trâghen, les indigènes cultivent sous le nom de gaota un fruit légumineux, de la grosseur d'une tomate. On le mange cru. J'en ai goûté. Il est sucré et légèrement amer. On le dit très-digestif.

WoRTEMfcs (temàhaq),

Broussaille, peu commune dans les montagnes des Touareg, mais abondante au Touât où elle porte le nom de chaliât.

Aharadj {temâhaq).

Plante herbacée, grimpante, venant mêler ses feuilles jaunes à la verdure foncée des bois de tamarix, d'où lui est venu son nonj arabe d'es-soffâr-el-ahrech, le jaunissant les arbres verts. Probablement une clématite. *

Adal (temâhaq); El-khozz {arabe).

Mousse aquatique.

TÂNEDFEnT (temâhaq); El-'attâsa {arabe).

Commune. Pas de renseignements.

FarsÎga {arabe et temâhaq).

Commune dans les montagnes du Ahaggâr et au Touât.

Akerfal {temâha4]); El-iadh1dh {arabe).

Quelques stations.

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