‹ Exploration du territoire de l'Orégon, des Californies et de la mer Vermeille, exécutée pendant les années 1840, 1841 et 1842 Vol.2Chapitre 128 sur 383 · LIMITES INCERTAINES DE LA BAIE D'HUDSON · texte numérisé non relu

LIMITES INCERTAINES DE LA BAIE D'HUDSON

des voyages de découvertes, et ses actions étaient transmissibles par droit de succession aux héritiers des fondateurs. Indépendamment de ses priviléges commerciaux, la Compagnie en obtint de politiques, fort considérables. Elle eut le droit de fonder des villes et points fortifiés, de faire des lois pour maintenir l’ordre dans ses territoires (pourvu que ces lois ne fussent point en opposition avec celles d'Angleterre), de saisir et de transporter dans la Grande Bretagne tout Anglais surpris trafiquant dans son domaine, et, de plus, les amiraux et officiers de la couronne eurent l'ordre d'assister la Compagnie dans l'exécution et le maintien de ses priviléges.

Les limites incertaines de ses Territoires ne tardèrent pas à causer des différends entre les Anglais et les habitants de la Nouvelle France. En effet, la frontière de ces régions fut supposée déterminée par les chaînes de montagnes formant la division des eaux qui se jettent dans la baie d'Hudson d’un côté, et de l’autre dans les grands lacs, tels que le lac Supérieur. Il fut convenu, à la paix de 1713, et par le traité d'Utrecht, que des commissaires se réuniraient pour tracer exactement, au nord et à l’ouest, les limites entre la baie d'Hudson et la Nouvelle France, et, au sud, entre cette province et les

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