DÉCOUVERTES TRÉS-IMPORTANTES
infanterie; il fut envoyé dans la Nouvelle France en 1711, sous le gouvernement du marquis de Vaudreuil, et se trouva, dès son arrivée, employé dans diverses expéditions à l’ouest du Lae supérieur. Dansses relationsavec les Indiens Cris, Sioux, Puants, Sauteux, Assiniboines, tribus la plupart voyageuses et habitant les versants orientaux des Montagnes Rocheuses, M. de la Vérendrye dut acquérir les premières notions du grand fleuve et de la Mer de l'Ouest. |
En 1716 le marquis de Vaudreuil, capitaine général, et M. Bégon, intendant du Canada, envoyèrent en France un mémoire accompagnéd’'un itinéraire à la Mer de l'Ouest, et proposèrent de créer des postes dans cette direction, au couchant des lacs, vers les nations Assiniboines. L'intendant marque « qu’il faudrait tenter cette décou- « verte avec cinquante Canadiens, qui y sont plus « propres qu'aucune nation, étant accoutumés «aux fatigues de ces voyages, portés d’inclination « à les faire, et habitués à la vie des sauvages. Il « faudrait aussi avoir deux personnes qui sussent « faire des cartes et prendre la hauteur, et donner «à l'expédition pour cinquante mille livres de « marchandises pour échanges et présents.» Pendant la minorité de Louis XV, le conseil de marine, présidé par le comte de Toulouse, et dont le
DE M. DE LA VÉRENDRYE. 257 maréchal d’'Estrées faisait partie, fut saisi de cette affaire : le 17 février 1717 il décida, avec l’approbation du duc d'Orléans, Régent du royaume, que l’on commencerait par établir trois postes à l'Ouest, et 1l expédia l’ordre au marquis de Vaudreuil de faire partir les premiers canots en avril suivant. À cette époque , des sauvages avaient déjà rapporté au Canada des monnaies avec des caractères chinois , et qui provenaient des bords de la Mer de l'Ouest; mais ce fait ne présente rien d’extraordinaire : plusieurs navires asiati-
ques ont dù venir à diverses époques échouer à:
la côte d'Amérique, poussés par les vents régnants de l'Ouest ; et de nos jours, en 1834, une jonque japonaise a naufragé à l'entrée sud du détroit de Fuca.
Le marquis de Beauharnais, qui remplaca M. de Vaudreuil, ne mit pas moins de zèle que son prédécesseur à étendre les découvertes à l'intérieur de la Nouvelle France ; le but principal était de devancer les Anglais de la baie d'Hudson, et de s'emparer, au profit de nos marchands de Montréal, du commerce lucratif des pelleteries, très-abondantes alors chez les Sioux, les Assiniboines, les Chippeouaïans et les Cris, tribus qui chassaient au pied et dans les passes des Montagnes Rocheuses. M. de la Vérendrye
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