INDIENS TÉTES PLATES
extrême et jouissent d’une santé robuste. Aussitôt après leur délivrance, elles se jettent dans la mer, ouelles nagent souvent pendant plusieurs heures. Les enfants reçoivent à leur naissance un nom qu'ils conservent parfois jusqu’à la puberté. Ils le remplacent à cette époque par un autre, qu'ils changent encore s'il leur survient quelque infirmité corporelle, s'ils deviennent chefs de tribus, ou se signalent dans les guerres par quelques actions d'éclat.
Les Indiens de la côte nord-ouest de l’Amérique , depuis le quarante-sixième degré de latitude au nord de la Californie jusqu’au delà du cinquante-troisième , à la rivière du Saumon, se distinguent par l’usage bizarre d’aplatir la tête de leurs enfants; usage que nous avons déjà signalé en parlant de la nation Ouakich, et qui, étant considéré par les peuplades comme une marque de noblesse, est interdit aux esclaves. Ce procédé, que l'influence du clergé a pu faire disparaître en partie dans les pays où le catholicisme a été introduit, a existé dans l'Amérique du Sud chez les Indiens du Pérou, du Brésil, les Caraïbes des Antilles, et semble exclusif aux peuples du Nouveau Monde; cependant Scaliger, dans son Commentaire de Théophraste (lib. V),
affirme que quelques tribus de la Crimée le prati-