‹ Exploration du territoire de l'Orégon, des Californies et de la mer Vermeille, exécutée pendant les années 1840, 1841 et 1842 Vol.2Chapitre 301 sur 383 · POLYGAMIE · texte numérisé non relu

POLYGAMIE

de bonne heure, va se baigner tous les matins dans le ruisseau voisin, et se livre avec ardeur aux soins domestiques, afin de donner d’elle une idée avantageuse à son prétendu. Au bout de quinze Jours environ, toutes les loges se réunissent. Les sorciers enlèvent à la jeune fille les colliers et les coquillages qu’elle porte au cou, aux bras et aux oreilles ; ils lui attachent une ceinture autour des reins, et lui mettent sur la tête une couronne de plumes renversées. C'est en cet état qu’elle est remise à son mari; toutefois, avant de se séparer d'elle, ses parents ont soin de lui recommander la fidélité conjugale, lui représentant le déshonneur qui rejaillirait sur sa famille , si elle manquait à ses devoirs, et les chätiments quelle attirerait sur sa propre tête; ils ajoutent que si elle avait à se plaindre de son mari, elle pourrait revenir dans la maison paternelle.

Les consanguins ne se marient point entre eux; un Indien ne peut épouser sa cousine ; il en est autrement des collatéraux. Un Indien qui a perdu sa femme peut se remarier avec la sœur de cette dernière. Il est à remarquer que cette coutume se retrouve dans la Loi Mosaïque.

La polygamie, dans les tribus du Sud, n’est en usage que parmi les chefs ; ils ontle droit d’épouser deux femmes et de les répudier ; mais chaque

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