POLYGAMIE
de bonne heure, va se baigner tous les matins dans le ruisseau voisin, et se livre avec ardeur aux soins domestiques, afin de donner d’elle une idée avantageuse à son prétendu. Au bout de quinze Jours environ, toutes les loges se réunissent. Les sorciers enlèvent à la jeune fille les colliers et les coquillages qu’elle porte au cou, aux bras et aux oreilles ; ils lui attachent une ceinture autour des reins, et lui mettent sur la tête une couronne de plumes renversées. C'est en cet état qu’elle est remise à son mari; toutefois, avant de se séparer d'elle, ses parents ont soin de lui recommander la fidélité conjugale, lui représentant le déshonneur qui rejaillirait sur sa famille , si elle manquait à ses devoirs, et les chätiments quelle attirerait sur sa propre tête; ils ajoutent que si elle avait à se plaindre de son mari, elle pourrait revenir dans la maison paternelle.
Les consanguins ne se marient point entre eux; un Indien ne peut épouser sa cousine ; il en est autrement des collatéraux. Un Indien qui a perdu sa femme peut se remarier avec la sœur de cette dernière. Il est à remarquer que cette coutume se retrouve dans la Loi Mosaïque.
La polygamie, dans les tribus du Sud, n’est en usage que parmi les chefs ; ils ontle droit d’épouser deux femmes et de les répudier ; mais chaque