RAPPORTS AVEC LES ETRANGERS
La salubrité du pays est telle, que les-maladies “des colons sont toujours indépendantes des influences climatériques; ceux-ci, ainsi que les Indiens des Missions, vaccinés par les soins des religieux, sont exempts des fièvres intermittentes et de la petite vérole qui déciment.les Indiens des tribus sauvages. Les exemples delongévité ne sont pas rares et il existe plusieurs. centenaires, chose assez remarquable, en raison du chiffre peu élevé de la population. Il n’y a pas de médecins en Californie. Leur présence n'y serait du reste utile que pour les cas de chirurgie, tels que les fractures causées par les chutes de cheval ou blessures résulta.\ des querelles: De même que parmi les Arabes et chez sous les peuples à demi civilisés, les habitants s’imaginent dans leur simplicité, que les étrangers doivent tout savoir: aussi, dès qu’ils en voient quelques-uns au-dessus du commun, s’empressent-ils de leur apporter leurs malades, et souvent à l’homme qu'ils:ont consulté la veille pour une luxation, ils demandent le lendemain de réparer un fusil , de faire marcher une montre ou les moyens d'exploiter
une mine, de construire un moulin, etc.
Les Californiens, qui naissent pour ainsi dire à cheval, sont les plus intrépides cavaliers qu’on puisse imaginer ; ils aiment:avec passion les cour-
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COMBATS D'OURS ET DE TAUREAUX. 25 ses ; et les paris exorbitants qu'ils font éntre eux ne contribuent pas peu à leur ruine. Nous avons vu des rancheros risquer sur la vitesse de leurs chevaux cent et deux cents têtes de bétail. Ils sont aussi grands amateurs de jeux de cartes, qui pour la plupart sont des jeux de hasard, de combats de coqs, des courses de taureaux, et de combats de taureaux et d'ours.
Pour empêcher les deux ennemis de se fuir, ils attachent l’un par la patte droite de derrière et l’autre par la patte gauche. L'ours, plus adroit, sort presque toujours vainqueur de la lutte.
Au moment où le taureau baisse la tête, il lui plonge ses griffes dans le naseau, et avec l’autre patte lui déchire le poitrail. Ce n’est que bien rarement que le taureau parvient à se soustraire à cette étreinte , en perçant son antagoniste avec ses cornes.
Les principales réunions ont lieu aux fêtes des Missions, et pendant les herraderos, nommés aussi rodeos, dont nous avons déjà donné la description. Dans ces occasions, les habitants sortent de leur. apathie habituelle et deviennent infatigables pour le plaisir. On les voit danser jusqu’à deux jours et deux nuits, sans autre interruption que celle nécessitée par les repas. Lorsqu'un mariage ou toute autre fête est célébrée
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