ARBRES GIGANTESQUES
colons n’ont d'autre débouché, pour la vente de leurs produits, que les forts de la Compagnie, on conçoit que celle-ci leur impose arbitrairement les prix qu’elle juge convenables. Ainsi elle ne paye le blé qu'à raison de deux piastres et demie ou trois piastres l’hectolitre, et encore ne prend-elle les grains qu'en échange de marchandises venues d'Angleterre, sur lesquelles elle réalise déja un bénéfice considérable. La Compagnie possède dans ses forts six mille moutons, sept mille bêtes à cornes et deux mille chevaux; elle vend des bestiaux aux colons moyennant quarante piastres par tête de bœuf ou de cheval, et lorsqu'elle leur prête du hétail, elle partage . avec eux les produits.
Les bois façonnés et équarris, qu’elle envoie aux îles Sandwich, ne laissent pas qued’offrir, malgré leur qualité médiocre, une valeur assez grande, eu égard à la pénurie des lieux où on les exporte. La dimension des arbres est énorme. Tous les voyageurs s'accordent sur les mesures de quelques pins , élevés de trois cents pieds et ayant un diamètre de quinze et dix-huit pieds; mais ces arbres, poussant au milieu d’une atmosphère constamment humide, présentent généralement un grain spongieux et trop gros; en été, ils se dessèchent aisément et deviennent très-légers,
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