‹ Exploration du territoire de l'Orégon, des Californies et de la mer vermeille [microforme]Chapitre 141 sur 313 · RÉCOLTES DE LA COMPAGNIE · texte numérisé non relu

RÉCOLTES DE LA COMPAGNIE

au milieu du fleuve; mais, durant la saison des pluies et la fonte des neiges, les trois canaux se réunissent, et la nappe tombante des eaux embrasse toute la rivière. Il est évident que ces chutes, dont la Compagnie s’est déjà assuré la possession, acquerront plus tard de l’importance; à l’aide de petites rigoles et en ramifiant les cours d’eau, on pourra mettre en mouvement un très-grand nombre d'usines, moulins et scieries mécaniques déjà usitées dans le pays. Lorsqu'on arrive aux chutes du Ouallamet, on est obligé de faire un portage de deux cents pas environ; on peut ensuite remonter la rivière pendant près de quarante lieues. Les petits affluents qu'elle reçoit sont aussi navigables pour des canots.

La Compagnie d'Hudson s'étant engagée à fournir annuellement aux comptoirs de l’Amérique Russe cinq mille fanègues de blé (deux mille huit cent quinze hectolitres). et voyant, d’un autre côté, le nombre des animaux à fourrures diminuer tous les ans, a dû fixer son attention sur l’agriculture. Elle récolte pour son compte, à Van Couver, Nesqually et Kaoulis, à peu près quatre miile hectolitres de blé, deux mille d'orge, deux mille d'avoine, quatre mille de pois, et quinze cents hectolitres de pommes de terre. Comme les

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