CONVENTION DU 20 OCTOBRE
à l’estseulement. Quant au territoiresitué à l'ouest de ces montagnes et baigné par l'Océan Pacifique, il fut convenu entre l'Angleterre et les États-Unis, et cela par une usurpation manifeste des droits de Sa Majesté Catholique, que la contrée, avec ses ports , havres et rivières, serait d'un libre accès pendant dix ans, aux vaisseaux, citoyens ou sujets des deux nations; mais on eut soin de stipuler en même temps que cette convention n'attaquait en rien les droits que chacune des deux puissances contractantes croirait avoir sur la possession exclusive du territoire !.
Dès le mois de janvier 1818, le cabinet de Washington avait entamé des négociations avec le plénipotentiaire espagnol Don Luiz de Onis, pour terminer la question des limites entre les deux puissances sur la côte nord-ouest de l’Amérique. Le ministre du roi Ferdinand VIT éluda en quelque sorte la négociation, en commençant par déclarer, et avec raison, que le droit de souveraineté de l'Espagne sur la côte nord-ouest de l'Amérique, par priorité de découverte et prise de possession , était incontestable , au moins jus-
" Greenhow : Memoir historical and political on the North West Coast of America 4nd the adjacent territories, published by order of the Senate, New-York, 1840, pag. 163.
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TRAITÉ DES FLORIDES. 267 qu'au 55° degré de latitude, et le gouvernement américain ne jugea pas à propos de pousser la négociation plus loin, reconnaissant tacitement par là qu’il n'avait aucun droit à étendre son territoire à l'ouest jusqu'à la Mer Pocifique.
Cependant, après la conventica du 20 octobre 1818 avec l'Angleterre, les États-Unis renouvelèrent les négociations avec l'Espagne , et le 22 février 1819, l'Envoyé espagnol et le cabinet de Washington signèrent un traité connu sous le nom de:traité des Florides , par lequel une ligne tirée depuisla source supposée de l’Arkansas dans les Montagnes Rocheuses, et suivant le quarantedeuxième degré de latitude jusqu’à la Mer Pacifique, formait la ligne de démarcation entre les possessions espagnoles et américaines. Il n’est point question de l'Angleterre dans ce traité, ratifié par le Mexique , le 12 janvier 1828 , et qui
ne détruit en rien la validité de celui de l’Escu-
rial, du 28 octobre 1790, lequel n’a jamais
été abrogé et doit recevoir sa pleine exécution.
Par la conclusion du traité des Florides, les Américains montrèrent non moins d’habileté que par leur achat de la Louisiane, car, indépendamment des prétentions qu'ils déduisent de cette convention sur le pays à l’ouest du Mis-
souri et du Mississipi , ils acquirent sur l’Atlanti-