CORRESPONDANCE ENTRE LES COURS
la magnifique baie d’Avatcha ; mais Behring succomba à ses nombreuses fatigues, dans l'‘le qui a conservé son nom et où il avait voulu hiverner. Dans la même année, le capitaine Tschirikoff reconnut aussi la côte d'Amérique jusqu'au cinquante-sixième parallèle environ, vers l'Archipel du Prince de Galles.
Jusqu'en 1764, le Gouvernement ne crut pas devoir faire continuer les découvertes en Amérique; toutefois la grandé quantité de fourrures que quelques bâtiments marchands apportèrent au Kamtschatka, ayant attiré l'attention de l’impératrice Catherine II, elle fit partir, en 1768, le capitaine Kretlitzin pour examiner les îles des Renards, le groupe des Aléoutiennes, et la presqu'île d'Ali:ska, que l’on croyaitencore être une île en 1776.
En 1788, l'expédition espagnole des capitaines Martinez et Haro visita les établissements que les Russes possédaient déjà sur le continent d'Amérique et sur les îles Kodiak, Ounimak et Ounalaska. Dans cette dernière , le commandant russe, Ismiloff, annonça au capitaine Martinez qu'il attendait, du Kamtschatka, trois navires, et, pour l’année suivante, une frégate de Saint-Pétersbourg, afin d'aller fonder un établissement dans l’île de Noutka. Le capitaine Martinez s’em-
pressa de au vice-r tions des tement M que les R:
temps, le mémoire ; les empié!
territoires trice de E ordres les ments ne s ne s'établis que déjà oc.
Dès 177 Irkoust ava celle de S commerce Puissamme rine, et ar Czar Paul, n
| Voir Coxe’ Greenhow : ] Navarrete, London ann Meares’s voy dice, n° 12.
D'ESPAGNE ET DE RUSSIE. s01 pressa de retourner à San Blas, et rendit compte au vice-roi de la Nouvelle Espagne des intentions des Russes. Le vice-roi réexpédia immédia- : tement Martinez pour s'établir à Noutka avant que les Russes réalisassent leur projet. En mème temps, le gouvernement espagnol adressa un mémoire à la cour de Saint-Pétersbourg contre les empiétements des sujets moscovites sur les territoires de Sa Majesté Catholique. L'impératrie de Russie répondit qu’elle donnerait les ordres les plus formels pour que ces empiétements ne se renouvelassent pas , et que ses sujets ne s'établissent point sur les parties de l’Amérique déjà occupées par les sujets du roi d'Espagne.
Dès 1775, les marchands de fourrures de Irkoust avaient formé une société; mais, en 1718,
celle de Schelikoff et Gollikof monopolisa le commerce des pelleteries de la Mer Pacifique. Puissamment protégée par l'impératrice Catherine, et après sa mort, en 1794, par son fils le czar Paul, cette dernière association se réunit aux
! Voir Coxe's Russian Discoveries, pag. 20.
Greenhow : Memoir hist. and polit., pag. 58 et 97.
Navarrete, Viaje de las goletas, etc., op. cit., pag. 108.
London annual register, 1790, pag. 294.
Meares’'s voyage in the Pacific Ocean, London, 1791, appendice, n° 12.